AA/ Bagdad/ Moayed al-Tarfi
Le dirigeant du bloc parlementaire de l’Union des forces nationales irakiennes, Dhafer al-Ani, a fait savoir que cette alliance sunnite ferait partie de l’opposition si Nouri al-Maliki brigue un troisième mandat de Premier ministre.
Dans une déclaration à Anadolu, al-Ani a relevé « Nous ne serons pas les partenaires d’un gouvernement dirigé par Nouri al-Maliki et nous opterons pour l’alternative de l’opposition ». Et d’ajouter « Le cas échéant nous ne ferons pas partie du gouvernement », invitant la coalition de l’Etat de droit à désigner un candidat accepté par les formations politiques.
« Al-Maliki a épuisé l’occasion que lui a été donnée durant huit ans de pouvoir et ce n’est pas convenable de lui accorder un troisième mandat », a-t-il estimé.
Fort de 53 sièges sur les 328 au Parlement, le bloc de l’Union des forces nationales regroupe la majorité des forces politiques sunnites, notamment «Mutahudoun» d’Osama al-Nujaifi, « Al-Arabiya » de Salah al-Matlaq, «Diyala hawiyatouna» et quelques députés indépendants.
Les forces irakiennes chiites, sunnites et kurdes ne sont pas parvenues à s’accorder sur la nomination des trois présidents (Etat, Parlement et gouvernement) à cause de l’obstination d’al-Maliki à briguer un troisième mandat.
La majorité des forces politiques irakiennes refuse la candidature d’al-Maliki à cause de «l’échec» de ses politiques sécuritaires et plus généralement celles des huit années de pouvoir, alors que lui, il déplore le blocage des plans du gouvernement durant son mandat.
Les résultats des élections législatives irakiennes ont placé en tête les trois principales listes chiites, à savoir «L’Etat de droit» de Nouri al-Maliki, avec 96 sièges, le Bloc « des Libres » de Moqtada al-Sadr qui a remporté 34 sièges et le bloc «Le Citoyen» d’Ammar al-Hakim avec 31 sièges, soit 161 sièges du Parlement irakien qui compte 328 sièges.
La formation d’un gouvernement et la nomination du Premier ministre irakien nécessite le soutien de 165 députés des 328 élus pour garantir la majorité au candidat au poste de chef du gouvernement.