Hafawa Rebhi
29 Septembre 2017•Mise à jour: 01 Octobre 2017
AA / Irak / Ali Jawad
L'autorité spirituelle suprême des chiites d’Irak, l’Ayatollah Ali al-Sistani, a mis en garde vendredi contre « les conséquences indésirables sur la population kurde de la tentative de sécession du District du nord de l’Irak ».
« La référence [al-Sistani] a toujours insisté sur la nécessité de préserver l'unité du territoire et du peuple de l'Irak et a fait de son mieux pour éliminer le sectarisme et le racisme et pour parvenir à l'égalité entre tous les Irakiens », a déclaré Ahmed al-Safi, le représentant du clerc chiite, lors du prêche de la prière du vendredi à Karbala.
Ahmed al-Safi a transmis l’appel d’al-Sistani « à toutes les parties pour se conformer au texte et à l’esprit de la constitution irakienne ». Pour lui, dans tout litige entre Bagdad et Erbil, les deux parties doivent « se référer à la loi fondamentale de 2005 et à la Cour suprême fédérale, en respectant les dispositions de la première et en se conformant aux décisions de la seconde ».
Le chef religieux et politique des chiites irakiens a appelé l’administration du district Kurde à « revenir à la voie constitutionnelle pour résoudre les problèmes controversés», les avertissant que « toute mesure de division et de séparation entrainerait des conséquences indésirables pour les citoyens kurdes».
Selon l’Ayatollah Ali al-Sistani, « les développements politiques récents ne devraient pas nuire aux relations solides entre les enfants de la patrie qu’ils soient arabes, turkmènes, kurdes ou autres, et tout ce qui pourrait nuire à la cohésion nationale devrait être évité ».
Lundi dernier, un référendum a eu lieu dans les trois provinces du nord de l'Irak (Erbil, Sulaymaniyah et Dohuk), ainsi que dans les zones contestées entre le gouvernement fédéral à Bagdad et Erbil.
En plus du large rejet international et régional, le gouvernement irakien s’oppose fermement au référendum « anticonstitutionnel qui nuit aux intérêts politiques, économiques et nationaux des Kurdes ».