Arif Yusuf
25 Septembre 2017•Mise à jour: 25 Septembre 2017
AA/Bagdad
Le Premier ministre et Commandant des forces armées de l’Irak, Haider al-Abadi a ordonné aux forces de son pays de protéger les citoyens contre les «menaces et la coercition» dans les zones sous le contrôle du District kurde dans le nord du pays.
Un bref communiqué diffusé par la télévision irakienne officielle a indiqué qu’al-Abadi a ordonné aux services de sécurité de protéger les citoyens de la menace et de la coercition auxquelles ils sont exposés dans les zones sous le contrôle du District.
Al-Abadi semble faire référence aux menaces exercées contre les citoyens pour les contraindre à participer au référendum de sécession du District, dans les zones contestées, en particulier Kirkuk.
Le Premier ministre n’a pas indiqué comment ses forces peuvent protéger les citoyens, alors que les Peshmergas kurdes en ont pris le contrôle depuis que l’armée irakienne a fui ces zones face à l’avancée des terroristes de Daech, durant l’été 2014.
Le référendum s’est ouvert, lundi, dans les trois provinces du District, à savoir Erbil, Sulaymaniyah et Dohuk, ainsi que dans des zones contestées entre le gouvernement fédéral à Bagdad et le District kurde.
Le gouvernement irakien rejette le référendum, le considère incompatible avec la constitution de 2005 et nuisible aux intérêts politiques, économiques et nationaux des kurdes.
La Turquie, les États-Unis, l'Iran et l'ONU ont exprimé leur refus du référendum, soutenant qu’il est susceptible de déstabiliser davantage la région, et de détourner les efforts déployés dans la lutte contre Daech.