Nadia Jennene
13 Octobre 2017•Mise à jour: 13 Octobre 2017
AA/New Delhi
La Cour suprême indienne a fait obstruction, vendredi, à un plan gouvernemental sur l'expulsion des musulmans Rohingyas jusqu'à la reprise de l'audience le 21 novembre.
"Nous ne pouvons pas ignorer la souffrance des enfants et des femmes, alors que nous devons trouver le juste équilibre entre les droits de l'homme et la sécurité nationale", a déclaré la Cour suprême avant de souligner que "la constitution du pays repose sur des principes humanitaires".
Le gouvernement a indiqué qu'il "considère les Rohingyas comme une menace pour le pays pour justifier son plan d'expulsion présentée à la Cour suprême mi-septembre dernier.
En dépit de la décision de la Cour suprême indienne d'interdire l'expulsion des réfugiés Rohingyas, les forces de la police frontalière indienne a déporté vendredi 18 d'entre eux au Bangladesh, selon le journal bangladais "Dhaka Tribune".
Abul Hassan Mahmud Ali, le ministre des Affaires étrangères du Bangladesh, a annoncé auparavant la mort de 3000 musulmans Rohingyas durant la campagne militaire lancée récemment par l'armée du Myanmar.