Burak Karacaoğlu,Eşref Musa,Ayvaz Çolakoğlu
26 Septembre 2018•Mise à jour: 26 Septembre 2018
AA - Idlib - Ayvaz Colakoglu
Le régime d'al-Assad et les groupes terroristes étrangers à sa solde continuent de pilonner à l'artillerie légère la région d'Idlib, malgré l'accord scellé pour le maintien du cessez-le-feu dans cette zone de désescalade.
Selon les informations obtenues, mercredi, par Anadolu (AA) de sources fiables sur le terrain, le régime et les groupes terroristes étrangers soutenus par l'Iran poursuivent leurs attaques au mortier dans des zones rurale de Lattaquié, au Sud d'Idlib, à l'ouest d'Alep et au Nord d'Hama.
Ces attaques, de plus faibles intensités depuis la signature de l'accord, ont causé la mort d'un civil et blessé six autres personnes.
Les insurgés qui contrôlent cette région ont riposté aux attaques de mortier du régime, d'après les sources.
Idlib, situé au Nord-ouest de la Syrie, en face de la province turque d'Hatay, est le dernier bastion des insurgés contre le régime d'al-Assad. Cette région est actuellement assiégée par les forces du régime soutenues par des groupes terroristes étrangers.
En Syrie se trouvent plus de 120 000 terroristes étrangers soutenus par l’Iran. Environ la moitié de ces forces sont déjà positionnées autour d’Idlib.
L'opposition modérée dispose dans la région d'environ 70 mille combattants, tandis que le groupe "Hayat Tahrir al-Cham" et les autres factions représentent 20 milles hommes.
Dans le cadre du processus d'Astana, les pays co-garants que sont la Turquie, la Russie et l'Iran, avaient annoncé, au mois de mai 2017, la création d'une zone de désescalade à Idlib, scène d'attaques les plus violentes de la guerre civile qui ravage la Syrie.
La Turquie avait par la suite installé 12 postes d'observation dans la zone de désescalade d'Idlib afin de garantir le respect de l'accord.
Après avoir reconquis des régions comme Homs et la Ghouta orientale lors des quatre derniers mois, le régime et ses alliés se préparaient à une offensive d'envergure pour la reprise d'Idlib, dernier bastion des rebelles, où vivent près de 4 millions de civils.
Conscient du drame humanitaire qu'aurait causé un tel assaut, la Turquie a lancé une contre offensive diplomatique afin de parvenir à éviter ce scénario.
C'est dans ce cadre que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et son homologue russe, Vladimir Poutine, sont parvenu à un accord, le 17 septembre, lors d'une rencontre qui s'est déroulée dans la station balnéaire de Sotchi en Russie.
L'accord en question prévoit notamment le maintien du cessez-le-feu dans la zone de désescalade d'Idlib et la création d'une zone démilitarisée.