Burak Karacaoğlu,Ayvaz Çolakoğlu
20 Septembre 2017•Mise à jour: 20 Septembre 2017
AA - Idleb/Ankara - Ayvaz Colakoglu
Des frappes aériennes ont visé la ville d'Idleb dans le Nord de la Syrie, secteur sous contrôle de l'opposition, faisant deux morts parmi les civils et de nombreux blessés.
Selon les informations communiquées, mercredi, par le correspondant sur place de l'agence de presse turque, Anadolu, les raids aériens, débutés hier, ciblant des villages situés au Sud de la ville, se poursuivent mercredi.
Dans le village de Cercenez, deux civils ont été tués et plusieurs autres blessés.
Hier mardi, 7 civils avaient déjà perdu la vie lors des attaques subies dans 13 localités de la région, trois hôpitaux et trois centres sociaux avaient également été détruits.
Les raids aériens de mardi auraient été menés par l'aviation du régime d'al-Assad selon des informations recueillies par le correspondant d'Anadolu auprès de sources locales.
Concernant les attaques du mercredi, qui ont ciblé cinq villages et deux districts, aucune information n'a filtré pour l'instant sur l'appartenance des avions de chasse.
Contrôlé depuis mars 2015 par l'opposition, la ville d'Idleb avait, tout au long de la guerre civile, subi d'intenses bombardements par le régime.
Une attaque à l'arme chimique sur Khan Cheikhoun, perpétré le 4 avril 2017 par le régime, avait causé la mort d'au moins une centaines de civils.
Le processus d'Astana, initié par la Turquie et la Russie, avait permis de stopper, dans le cadre du cessez-le-feu, les frappes aériennes sur la ville depuis deux mois et demi.
La ville, qui abrite une population de 2,5 millions de personnes, était la cible, par moments, de tirs de mortiers par le régime
La Turquie, la Russie et l'Iran étaient parvenus à un accord, lors du dernier sommet d'Astana, sur les limites de la zone de désescalade qui comprennent Idleb.