Selçuk Acar
12 Octobre 2015•Mise à jour: 12 Octobre 2015
AA/ New York/ Selçuk Acar
Selon Human Rights Watch, «la Russie a utilisé un nouveau type de bombes à fragmentation en Syrie ».
L’organisation pour la défense des droits de l'homme, a affirmé, dimanche, dans un communiqué, que « Moscou a utilisé le 4 octobre courant, des bombes à fragmentation sophistiquées, de fabrication russe, dans le bombardement ciblant Alep ».
Elle a, également, relevé, que « les forces russes ont utilisé le même type de bombes, dans un raid mené conjointement avec l’armée syrienne, dans les provinces de Hama et d’Idlib, selon des enregistrements vidéos et des photos analysés».
Le Directeur exécutif adjoint de la zone Mena (Afrique du Nord et Moyen Orient) dans l'organisation, Nadim Houry, a affirmé, pour sa part, « la Syrie et la Russie ne peuvent utiliser des bombes à fragmentation. Les deux Etats doivent respecter l'interdiction internationale sur l'utilisation de ces armes sans délai ».
A noter que les responsables occidentaux, ont affirmé que des avions de combat russes ont ciblé, depuis le lancement des opérations en Syrie, plusieurs positions de l’Armée Libre à Hama (centre), Idlib et Alep, au nord du pays.
La Russie a annoncé, le 1er octobre courant, avoir lancé ses premières frappes contre des positions de Daech en Syrie. Mais selon Washington, 90% des frappes russes n’ont pas ciblé des sites de l’organisation terroriste.