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    Human Rights Watch avertit l'ONU sur les violences dans l'armée birmane

    La HRW appelle Ban Ki-Moon a bien réfléchir avant d'accepter une aide militaire de la Birmanie car son armée a une très mauvaise réputation.
    14 Mars 2014
    Human Rights Watch avertit l'ONU sur les violences dans l'armée birmane

    AA - Ankara - Nur Asena Gülsoy - Lorène Barillot

    Kenneth Roth, le directeur exécutif de l'organisation non gouvernementale internationale Human Rights Watch (HRW), a envoyé une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies (ONU) Ban Ki-Moon, pour lui dire de réviser sa demande pour que la Birmanie envoie plus de soldats pour soutenir ses opérations de maintien de la paix.

    Après avoir rappelé que Vijar Nambiar, le Conseiller spécial du Secrétaire Général sur la Birmanie, avait officiellement fait une demande à la Birmanie pour qu'elle envoie plus de soldats, Keneth Roth a affirmé que l'armée birmane était l'une des pires en terme de violation des Droits de l'Homme. "L'armée birmane est depuis longtemps accusée de meurtres, de violences sexuelles, de torture, d'emploi d'enfants-soldats, de travail forcé et d'autres applications similaires. Et le gouvernement ne traite pas ces cas devant la justice", a-t-il expliqué.

    Soulignant qu'il n'était pas adéquat de demander des soldats malgré que ces violences aient été prouvées, Roth a précisé : "le passif de l'armée birmane en terme de Droits de l'Homme est en dessous des standards attendus pour les missions de maintien de la paix de l'ONU. L'accueil de soldats birmans pourrait détériorer l'image et le prestige de l'ONU dans le domaine des Droits de l'Homme."

    L'armée birmane est accusée de violer de manière systématique et massive les Droits de l'Homme après s'être emparé du pouvoir en 1962. Bien que des améliorations aient été pointées ces dernières années, l'emploi d'enfants-soldats et les violentes répressions de la population dans les Etats Kachin et d'Arakan ont été critiqués.

    Les institutions de l'ONU avaient plusieurs fois averti les autorités birmanes sur la pression exercée sur les musulmans dans l'Etat d'Arakan à la frontière du Bengladesh, et sur de leur refus de reconnaître des droits civiques aux Rohingya, un groupe ethnique musulman de langue indo-européenne.

    Le porte-parole du Secrétaire Général de l'ONU, Stephane Dujarric, a expliqué à la presse que les négociations sur la contribution militaire aux opérations de maintien de la paix continuaient au niveau technique entre l'ONU et la Birmanie. 

    Il a indiqué que les soldats de maintien de la paix devaient être conformes aux standards élevés et avoir disposé d'une formation de haut niveau aux standards élevés et que cela était aussi valable pour les soldats birmans.

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