Mona Saanouni
17 Novembre 2017•Mise à jour: 17 Novembre 2017
AA/Gaza (Territoire palestinien)/ Nour Abu Aisha
Le Mouvement palestinien Hamas a souligné, vendredi, la nécessité de s’appuyer sur «le partenariat national» pour garantir le succès de la réconciliation.
Le membre du Bureau politique et vice-président du Mouvement implanté à Gaza, Khalil al-Hayya, a déclaré: «Que la réconciliation dont jouit le palestinien en Cisjordanie et à Gaza soit réelle, et qu’elle soit sur la base du partenariat sans exclure aucune personne».
Il a ajouté, lors d'une rencontre consultative des factions organisée par l’Instance indépendante des Droits de l’Homme de Gaza (non gouvernemental) : «Nous devons être de vrais partenaires, personne ne doit exclure l’autre, la Palestine est pour tous ».
Il a souligné que son mouvement «dispose d’une plus forte intention de réconciliation, et que les objections américaines et israéliennes contre la réconciliation doivent nous pousser de l’avant vers son accomplissement».
Al-Hayya a appelé toutes les factions palestiniennes à «convenir à des délais déterminés au Caire afin d’appliquer la réconciliation, et que le délai avant la tenue des élections ne doit pas dépasser les 6 mois».
Le dirigeant du mouvement Jihad islamique, Khaled al-Batch, a indiqué, dans une allocution prononcée au cours de la rencontre, que «toute réconciliation doit se faire via le partenariat national, sans lequel il n’y aura aucune garantie du succès de la réconciliation».
Al-Batch a souligné la nécessité "d'arrêter un échéancier pour entamer la mise en oeuvre des mesures prises concernant les dossiers relatifs à la réconciliation palestinienne».
«Il faut que l’on parvienne à rétablir une vie normale à Gaza après la prochaine rencontre et à mettre fin immédiatement à la souffrance», a-t-il ajouté.
Il est prévu que les factions palestiniennes tiennent une réunion dans la capitale égyptienne le 21 novembre courant, pour parachever les discussions de la réconciliation.
Hamas et Fatah avaient signé un accord de réconciliation dans la capitale égyptienne, le Caire le 12 octobre dernier. L'accord prévoit la mise en œuvre de mesures permettant au gouvernement de Ramallah (l'Accord national) d'exercer ses fonctions et d'assumer pleinement ses responsabilités dans la gestion des affaires de la Bande de Gaza, ainsi qu'en Cisjordanie à partir de décembre prochain.