AA - Athènes - Bilal Muftuoglu
Le parlement grec a échoué à nouveau, mardi, à élire le président de la République lors du second tour des élections présidentielles.
Stravros Dimas, seul candidat au poste présidentiel du gouvernement de coalition formé par par la Nouvelle démocratie et le Mouvement socialiste panhellénique (PASOK), n'a pas obtenu les 200 votes nécessaires pour être élu président au premier tour la semaine dernière. Dimas a eu 168 voix sur les 200 nécessaires, tandis que 131 députés se sont abstenus lors du scrutin.
Dimas a eu le vote des partis du gouvernement et celui de certains députés indépendants.
La Coalition de la gauche radicale (Syriza), le Parti communiste de Grèce (KKE), la Gauche démocrate (DHMAR), l'Aube Dorée (Hrisi Avgi) et les Grecs indépendants (ANEL) se sont abstenus lors du vote.
Le troisième tour des élections est fixé au 29 décembre. Dimas avait obtenu 160 votes favorables contre 135 votes blancs lors du premier scrutin.
Selon la constitution grecque, le parlement qui procède à un scrutin à trois tours dans une intervalle de cinq jours, serait dissout s'il ne parvient pas à élire un président sous dix jours.
Pour être élu président, un candidat a besoin du vote de 200 parlementaires sur 300 lors du premier tour et de 180 sur 300 lors des deuxième et troisième tours des élections.
Les deux partis du gouvernement de la Coalition, la Nouvelle démocratie et le PASOK, détiennent respectivement 127 et 27 députés dans le parlement grec composé de 300 députés au total. Le principal parti d'opposition, le Syriza en détient 71 tandis que le nombre des députés indépendants est de 24.