AA/ Malabo/ Samuel Obiang Mbana
Une bouffée d’oxygène pour la vie politique en Guinée équatoriale. Les Guinéens ne sont plus obligés de déposer une cotisation de 30 millions de Fcfa (près de 57 millons USD) pour fonder un parti politique, a annoncé, samedi, le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, à la cérémonie de clôture du dialogue national réunissant des représentants du gouvernements et certains leaders de l’opposition, a rapporté un correspondant de Anadolu.
Il a, par la même occasion, affirmé qu’il suffit d’un simple avis auprès du gouverneur pour observer une manifestation ou un rassemblement de contestation, annonçant ainsi la suppression de l’autorisation naguère obligatoire pour l’organisation de tout mouvement contestataire.
Multipliant les thèmes, le président Nguema- 325 années au pouvoir- a pour la première fois, reconnu que le pays est « secoué par une récession économique ». De ce point de vue, il a indiqué que « seulement 30% des recettes des richesses pétrolières du pays profitent à la Guinée et que 60% vont ailleurs », sans toutefois donner plus de détails.
Pourtant, la Guinée équatoriale est classée, a-t-il souligné, « troisième ou quatrième pays Africain avec une forte croissance économique ».
Le dialogue national convoqué pour « résoudre les problèmes politiques et baliser le chemin devant la réconciliation nationale » a été achevé par la signature d’un accord entre le gouvernement et certains partis politiques de l’opposition, à l’exception de la « Convergence pour la démocratie sociale » (CPDS).
Ce dernier s’était retiré de la table du dialogue un jour après l’ouverture, le 7 novembre. Il avait exigé la libération des prisonniers politiques et la régularisation de la situation des partis évoluant sans autorisation dans le pays et de la diaspora.
Le dialogue s’est tenu du 7 au 15 novembre avec au menu, la révision de la loi des partis politiques, la loi organisant les manifestations et les réunions, la révision du pacte politique entre le gouvernement et les partis de l’opposition, la loi régissant les élections, sénatoriales, législatives, municipales et les referendums.
A noter que le gouvernement et les partis politiques élaboreront prochainement un pacte anti-terrorisme.