AA / Niamey/ Bareima Balima
Le président français François Hollande a réitéré, vendredi à Niamey, son appel à un cessez-le feu, suite à l’incursion terrestre d’Israël dans la bande de Gaza, lancé jeudi soir par l'armée israélienne, après 10 jours de raids aériens meurtriers qui ont fait 266 morts du côté palestinien, selon le dernier bilan du ministère de la santé palestinien.
« Je ne cesse de lancer cet appel à la trêve depuis qu’il y a des bombardements d’un côté et des tirs de roquettes de l’autre » a soutenu le président français.
« Le nombre de victimes civiles s’alourdit chaque jour. C’est pour cela, qu’aujourd’hui, avec l’intervention terrestre, je réédite cet appel» a-t-il annoncé.
Jeudi, lors de sa visite officielle à Abidjan, le président français avait annoncé que le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, se rendrait vendredi en Égypte et en Israël afin de s'entretenir des moyens de mettre un terme au conflit en cours entre Israéliens et Palestiniens.
D'après une source égyptienne, "le ministre français des affaires étrangères est arrivé vendredi matin au Caire pour des concertations avec des responsables égyptiens sur la situation dans la région et le cessez-le-feu entre Israéliens et Palestiniens".
Fabius se rendra, "plus tard dans la journée du vendredi, en Israël", toujours selon la même source.
Dans un communiqué publié par l’Elysée, le 10 juillet dernier, François Hollande avait pourtant « exprimé la solidarité de la France face aux tirs de roquette en provenance de Gaza ».
Il avait rappelé que « la France condamne fermement ces agressions » ajoutant qu’il appartenait « au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces ».
Des propos qui avaient provoqué l’indignation des partis politiques de gauche et de miliers de citoyens français qui ont manifesté leur solidarité avec la bande de Gaza.
Le 15 juillet, Hollande avait exprimé - à la suite de ces critiques - son inquiètude quant aux civils tués par les bombardements israéliens et déclaré que "la France soutient la paix et ne souhaite pas prendre partie dans le conflit israélo-palestinien".
Gaza subit les bombardements aériens, terrestres et navals israéliens, depuis le déclenchement de l’offensive militaire israélienne lancé le 7 juillet dernier et nommée «Opération haie de protection», avec pour objectif premier d’affaiblir les capacités militaires des factions de résistance de l’enclave palestinienne.
Jeudi, le porte-parole du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a annoncé le début de l’incursion terrestre dans la bande de Gaza dans l’objectif de détruire les tunnels « terroristes » qui mènent vers Israël.
Plus de 260 Gazaouis ont été tués par Israël, jusqu’à vendredi en début de soirée, et 1980 autres ont été blessés. Parmi les victimes figurent au moins 55 enfants, 27 femmes et 15 personnes âgées, d’après le ministère palestinien de la Santé. Un soldat israélien a également été tué.