Lassaad Ben Ahmed
10 Juin 2018•Mise à jour: 10 Juin 2018
AA / France / Fawzia Azzouz
La présidence français a fustigé les «colères et petits mots», à la suite de l’annonce de Donald Trump de se désolidariser de la déclaration finale du G7 qui a eu lieu les 8 et 9 juin à la Malbaie au Québec, ont rapporté dimanche les médias français.
«La coopération internationale ne peut dépendre des colères et des petits mots. Soyons sérieux et dignes de nos peuples ! », a réagi l’Elysée dans un communiqué de presse, largement diffusé par la presse française.
Samedi soir, le président américain avait écrit sur son compte Twitter :«J’ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien à la Déclaration... Je ne signerai pas le communiqué».
Trump a justifié son retrait par «des fausses déclarations de Justin (Premier ministre canadien) durant sa conférence de presse et parce que le Canada impose d’énormes droits de douane à nos entreprises, nos fermiers et nos ouvriers américains».
La présidence française a expliqué, suite à ce retrait qu’«on a passé deux jours à avoir un texte et des engagements. Nous nous y tenons. Et quiconque les quitterait, le dos retourné, montre son incohérence et son inconsistance», a rapporté Le Parisien.
L’Elysée affirme que «la France et l’Europe maintiennent leur soutien».
Pour rappel, le président américain, a annoncé, qu'il ne signera pas la Déclaration finale du sommet du G7, à la suite des critiques lancées par le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, contre les taxes douanières sur l'acier et l'aluminium imposées par Washington.
Trump s’était déjà retiré de l’accord de Paris sur le climat, de l’accord sur le nucléaire iranien avant de rétablir les sanctions sur les entreprises qui refuseraient de sortir d’Iran et avait, plus récemment, décidé d’imposer les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Canada, du Mexique ou de l’Union Européenne.