Fatma Bendhaou
22 Mars 2022•Mise à jour: 22 Mars 2022
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le militant indépendantiste corse, Yvan Colonna, est décédé ce lundi, trois semaines après avoir été violemment agressé par un détenu radicalisé, selon une information rapportée par la presse française.
Il avait été transféré d’Arles, vers l’hôpital marseillais où il s’est éteint.
Son agression, intervenue dans la cour de la prison où il purgeait sa peine pour l’assassinat du préfet Erignac, a suscité un vif émoi sur l’île de beauté ou de multiples manifestations sont devenues le théâtre de violences.
L’agresseur, un trentenaire de retour d’Afghanistan, incarcéré pour des faits de terrorisme, était jusqu’à présent mis en examen pour « tentative d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste ».
L’enquête, placée sous l’égide du parquet national antiterroriste, devrait désormais être requalifiée.
Rapidement après les faits, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a promis que ses services allaient « faire tout ce qu’il faut évidemment pour que la vérité soit faite sur cette agression contre monsieur Colonna ».
« Je crois évidemment que tout le monde est très choqué par cette histoire et je veux avoir une pensée pour la famille de monsieur Colonna et je veux aussi en tant que ministre de l’Intérieur avoir une pensée pour madame Erignac et la famille Erignac », a poursuivi le locataire de Beauvau.
Pour rappel, Yvan Colonna avait été condamné à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Erignac intervenu en 1998 à Ajaccio.
Après une cavale de plusieurs années, il avait finalement été arrêté en juillet 2003 puis incarcéré.
Il a été définitivement condamné en 2011 après trois procès, à la réclusion criminelle à perpétuité.