Esma Ben Said
23 Août 2017•Mise à jour: 23 Août 2017
AA/Paris/Zeynep Ciftci
Le président français Emmanuel Macron entame mercredi une mini-tournée en Europe de l'Est (Autriche, Roumanie, Bulgarie) de trois jours afin d'évoquer avec les gouvernements respectifs la question des travailleurs détachés, a annoncé l'Elysée.
D'après l'agenda du président publié par l'Elysée, Emmanuel Macron effectuera différents déplacements en République d'Autriche à Salzbourg mercredi, en Roumanie à Bucarest jeudi puis en République de Bulgarie à Varna avant un mini-sommet de dirigeants d'Europe de l'Ouest, cette fois, lundi à Paris.
Alors qu'en France, une réforme du code du travail secoue la sphère politique, le président de la république fera sa première tournée d'Europe de l'Est afin de défendre la cause française face à la concurrence des travailleurs détachés venus d'ailleurs, sources de nombreuses dérives.
"Si on ne trouve pas de bonne régulation, c'est la libre circulation elle-même -un des fondements de l'Union- qui sera remise en cause" explique d'ailleurs la présidence.
La première tournée en Europe centrale d'Emmanuel Macron ne passera pas, cependant, par les deux enfants terribles de la construction européenne: la Pologne et la Hongrie.
"Ces deux pays sont, en effet, les plus souvent mis en cause dans ce système qui permet aux entreprises d'envoyer temporairement au sein de l'Union européenne des salariés dont les cotisations sociales restent versées aux pays d'origine, où elles sont beaucoup plus faibles" explique le quotidien Le Parisien.
Dans ce contexte la Première ministre polonaise, Beata Szydlo, avait annoncé en juillet que les pays du groupe de Visegrad (République tchèque, Hongrie, Slovaquie et Pologne) comptaient définir une position conjointe et négocier d'une même voix.
"Nous ne voulons pas qu'une séparation se recrée à l'intérieur de l'Union européenne entre plusieurs groupes de pays", riposte l'Elysée. Pour Paris, il ne doit pas y avoir sur ce sujet "un bloc de l'Est contre un bloc de l'Ouest".
Le président de la République compte aussi avancer, lors de ces différents déplacements, les discussions sur d'autres dossiers tels que l'Europe de la Défense, la lutte contre le terrorisme, la crise migratoire ou encore la politique d'asile.