Nadia Chahed
07 Juin 2019•Mise à jour: 08 Juin 2019
AA/Tunis
La garde à vue à l'Office de lutte contre la corruption de la police judiciaire française d'Ahmad Ahmad, président de la Confédération africaine de football (CAF) interpellé jeudi à Paris, a été levée sans poursuites, a annoncé vendredi le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux, cité par des médias français et africains.
Ahmad Ahmad avait été interpellé dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille le 28 mai, notamment pour association de malfaiteurs, corruption, abus de confiance et faux et usage de faux, a précisé le procureur Xavier Tarabeux, cité par Jeune Afrique.
Le même média révélait jeudi que le président de la CAF avait été interpellé le jour-même vers 8h30 à l’hôtel de Berri, à Paris, pour être entendu par les services de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).
Une arrestation intervenue alors qu’il se trouvait à Paris pour assister au congrès de la Fifa, qui a abouti à la réélection du président Gianni Infantino.
Cette interpellation est intervenue au lendemain de la décision prise, mercredi soir par la CAF, de faire rejouer la finale retour de la Ligue des champions africaine, qui a opposé l'Espérance sportive de Tunis (EST) au Widad de Casablanca, après l’interruption controversée du match pour un problème lié à l’assistance vidéo à l’arbitrage.
Une décision qui a déclenché une vive polémique chez les supporters de l'EST, déchue de fait du quatrième titre continental de son histoire. Le club tunisien a d'ailleurs annoncé son intention de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS).