Esma Ben Said
02 Septembre 2017•Mise à jour: 04 Septembre 2017
AA/Paris/Cécile Durmaz
Le député LREM (La République en marche, parti présidentiel) M'jid El Guerrab, accusé d'avoir commis mercredi des actes de violences contre un élu socialiste à Paris, sera présenté samedi à un magistrat dans le cadre de l'ouverture d'une information judiciaire par le parquet de Paris, a relayé la presse française.
Le député de la 9ème circonscription des Français de l'étranger, représentant notamment ceux du Maroc, M'jid El Guerrab, accusé d'actes de violences contre Boris Faure, premier secrétaire de la fédération PS des Français de l'étranger, a été placé en garde à vue vendredi et s'est mis "en congé" du parti et du groupe parlementaire LREM.
D'après le Huffington Post, El Guerrab, va être déféré au parquet "en vue de l'ouverture d'une information judiciaire du chef de violences volontaires avec arme ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à 8 jours".
Il sera présenté au magistrat en vue d'une éventuelle mise en examen, d'après la même source.
L’altercation, révélée par l'hebdomadaire Marianne, s’est déroulée mercredi après-midi rue Broca dans le Vème arrondissement de Paris.
Bien que les circonstances restent à déterminer, selon un témoignage, El Guerrab, aurait « assené un coup de casque très violent, puis un deuxième » à Boris Faure, qui est tombé « par terre, en sang ».
Un second témoin a quant à lui affirmé avoir entendu le cadre PS insulté le député de « sale arabe ».
M'jid El Guerrab qui a reconnu, jeudi, avoir perdu son sang-froid, a déclaré : « je m'excuse pour la violence du geste. Et d'ailleurs, je condamne toute forme de violence car en dépit des paroles et insultes proférées, la violence n'est jamais la réaction appropriée (...) Je regrette d'avoir cédé à la provocation », ont rapporté des médias locaux.
Néanmoins ce dernier affirme « avoir été violemment pris à partie par Boris Faure » et avoir réagi à des « insultes racistes ».
Boris Faure, dont la famille a indiqué jeudi qu'il avait dû être « opéré en urgence », était toujours hospitalisé samedi, mais a néanmoins « pu être entendu dans la matinée de vendredi et a donné sa version des faits », d'après une source proche du dossier.
Luc Carvounas, député PS à l'Assemblée nationale, a précisé sur son compte Twitter, samedi, que Boris Faure s'est vu prescrire "deux mois d'arrêt de travail et une opération en urgence".
Le parti présidentiel qui a condamné les actes de violences n'a toutefois pas précisé si le député sera démis de ses fonctions.