Ekip
06 Janvier 2022•Mise à jour: 08 Janvier 2022
AA/Paris/Fatih Karakaya
Les députés français ont adopté, jeudi, en première lecture le projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal.
Le texte a été adopté par 214 voix contre 93 qui ont voté contre et 27 qui se sont abstenus, ont rapporté des médias locaux.
Selon les procédures françaises, le projet devra être examiné par le Sénat en début de semaine prochaine.
Alors que le gouvernement voulait une adoption rapide, des débats houleux à l’Assemblée Nationale ont retardé le processus normal.
Selon le projet, l’entrée en vigueur devrait se faire le 15 janvier mais il sera prolongé de quelques jours puisque la loi doit être réexaminée en seconde lecture par l’Assemblée.
Avec l’arrivée du variant Omicron, le nombre de cas de contamination au coronavirus dépasse désormais les 300 milles cas quotidien. Pour faire face à cette flambée, le gouvernement a décidé de renforcer les mesures notamment contre les non vaccinés.
Ainsi, les plus de 17 ans ne pourront plus accéder à certains lieux publics, même avec un test négatif, sans avoir un schéma de vaccination complet. En revanche, les 12-17 ans devront toujours présenter un test négatif.
Par ailleurs, à partir du 15 février, la dose de rappel est ramené à trois mois au lieu de sept auparavant. La loi prévoit également de lourdes amendes contre les détenteurs de faux pass sanitaires.
Ainsi, présenter un pass vaccinal d’une autre personne coûtera 1000 euros au lieu de 135 actuellement. De même, les restaurateurs pourront vérifier l’identité des clients en cas de doute alors que jusqu’à présent il était interdit.
Enfin, le gouvernement va accorder 30 jours aux détenteurs de « faux pass » pour qu’ils fassent leurs vaccins.
Mardi, le président français, Emmanuel Macron, avait déclaré avoir « très envie » d’« emmerder » les non-vaccinés, au cours d’une séquence de questions/réponses avec les lecteurs du journal Le Parisien.
Une déclaration qui a suscité une polémique et fait vivement réagir la classe politique.
D’après un sondage de la société CSA pour la chaîne CNEWS paru ce mercredi, 53% des Français estiment que le chef de l'Etat a eu tort de tenir ces propos alors que 47% d'entre eux donnent raison à Macron, 26% estimant qu’il a eu «totalement raison» et 21% «plutôt raison».