AA / Rome / Mahmoud al-Kilani
L’opération de rapatriement des ressortissants italiens en Libye a débuté, dimanche matin, a annoncé une source du ministère italien des Affaires étrangères, cité par la télévision publique.
Le premier bateau, à bord duquel se trouvent cent italiens, a démarré du port de Tripoli en direction de l’île de Sicile, au moment où l’ambassade italienne a fermé ses portes « provisoirement » à Tripoli.
La télévision publique italienne a rapporté que cette opération s’inscrit dans le cadre d’une décision prise après les menaces lancées par l’organisation de l’EIIL à l’encontre du chef de la diplomatie italienne Paolo Gentilioni, qui a été qualifié par cette organisation de « ministre des croisades ».
La source diplomatique italienne a tenu à préciser qu’il ne s’agit pas d’une « opération d’évacuation » de Libye mais plutôt d’un « plan de sauvetage planifié pour secourir les ressortissants italiens dans ce pays ».
La source a ajouté qu’une vedette de la marine italienne accompagne le bateau de même qu’un drone de l’armée de l’air surveille la situation. Le bateau devrait accoster à Malte pour ravitaillement avant de reprendre son chemin vers la Sicile.
La télévision italienne n’a pas précisé la date ou l’heure d’arrivée du bateau italien dans l’île.
Plus tôt dans la journée, l’ambassade d’Italie à Tripoli a annoncé la suspension de ses activités, le rapatriement des fonctionnaires à titre provisoire, en direction de Malte.
Selon le site du ministère italien des Affaires étrangères, Gentilioni a estimé que « la détérioration de la situation nécessite un engagement qui sort de l’ordinaire ».
« L’Italie est prête à accomplir son rôle en Libye, conformément aux résolutions des Nations Unies », a-t-il encore dit.