AA - Ankara - Bilal Müftüoğlu
"Halte à la violence policière", a réclamé Amnesty International dénonçant l'attitude des policiers lors des incidents qui ont suivi le meurtre d'un jeune noir dans le comté de St. Louis en Missouri. L'organisation a envoyé aux Etats-Unis, pour la première fois de son histoire, un comité d'observation composé de 13 membres afin d'examiner les manifestations sur place.
Erika Guevara Rosas, Directrice du programme Amériques d'Amnesty International, a critiqué la violence extrême pratiquée par la police envers les manifestants pacifiques dénonçant le meurtre de Michael Brown, un jeune noir désarmé, abattu par Darren Wilson, un policier blanc, dans la vile de Ferguson, Missouri.
Qualifiant les incidents qui ont suivi le meurtre de Brown d'"extrêmement délicats", Rosas a indiqué tout de même qu'il "ne faut pas mettre de l'huile sur le feu."
"Tout policier soupçonné d'avoir commis des actes illégaux doit rendre compte grâce à des enquêtes efficaces et si nécessaire, par des poursuites" a-t-elle précisé .
Le Directeur exécutif d'Amnesty International pour les États-Unis Steven Hawkins, qui figure parmi les 13 membres de la délégation a noté un recours excessif à la force par la police alors que la situation requérait le maintien de l'ordre élémentaire.
"L'usage disproportionné du gaz lacrymogène contre une foule où il y a des enfants et des personnes âgées - c'est une violation flagrante des droits de l'homme" a-t-il déclaré.
Des dommages mineurs aux bâtiments publics ne constituent pas une cause légitime pour disperser la foule, d'après le rapport publié par Hawkins qui a souligné que la protection des droits de l'homme comme norme des Nations Unies devra être assurée aussi aux Etats-Unis.