Qays Abu Samra
31 Mai 2016•Mise à jour: 31 Mai 2016
AA / Ramallah (Cisjordanie occupée) / Qays Abu Samra
Le Secrétaire général de l’OLP, Saeb Erekat, a déclaré, mardi, que «la réalisation de la solution des deux Etats implique une reconnaissance expresse et sans détours des frontières et des territoires occupés en 1967».
C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public, mardi après-midi, par Saeb Erekat, et dont Anadolu a eu copie.
Erekat a réitéré l’attachement de la Palestine à l’Initiative de Paix Arabe, proposée en 2002, «sans modifications».
«Les déclarations des responsables israéliens ne sont autres qu’une campagne de relations publiques. Nous sommes habitués à ce que Netanyahu et son gouvernement avancent ce qu’ils ne font pas», a-t-il dit.
«La paix doit être traduite en actes tangibles et Israël se doit de stopper sa politique qui impose de nouvelles réalités sur le terrain, de mettre un terme à la colonisation et de mettre fin à la judaïsation de Jérusalem», lit-on dans le communiqué.
«Israël doit aussi arrêter la démolition des maisons, élargir les prisonniers, lever le blocus, reconnaître les frontières de 1967 et respecter et mettre en œuvre les accords signés », poursuit le communiqué.
Erekat a réitéré son attachement à l’Initiative de Paix Arabe telle quelle, relevant « la nécessité de mettre fin à l’occupation et d’établir l’Etat palestinien aux frontières de 1967 avec comme capitale Jérusalem-Est ».
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est dit prêt, lundi soir, à « négocier avec les pays arabes sur la base de l’Initiative de Paix arabe ».
Netanyahu avait espéré avoir l’approbation des Arabes d’engager des négociations pour amender l’Initiative en question. Cependant, la partie palestinienne s’y oppose catégoriquement à l’introduction du moindre amendement.
Lancée par le roi saoudien défunt, Abdullah Ibn Abdulaziz, lors du Sommet arabe de Beyrouth en 2002, l’Initiative prévoit l’identification d’une solution juste à la crise des réfugiés palestiniens, le retrait d’Israël du Plateau syrien du Golan occupé et des territoires encore occupés dans le Sud du Liban, en contrepartie de la reconnaissance par les Etats arabes de l’Etat d’Israël et de la normalisation de leurs relations avec Tel-Aviv.
Netanyahu n’a pas précisé les points qu’il souhaiterait amender dans l’Initiative de Paix, se contentant, lundi, de lancer : «Nous sommes prêts à entamer des négociations avec les pays arabes sur la base de cette Initiative, de nature à refléter les changements dramatiques survenus dans la région depuis 2002 ».
«L’Initiative doit cependant garder son objectif premier, en l’occurrence, celui de deux Etats pour deux peuples », a estimé Netanyahu.
Le journal israélien Haaretz avait rapporté, au cours des dernières semaines, que parmi les amendements suggérés par Netanyahu figurent la suppression de l’Initiative u droit des réfugiés palestiniens au retour et l’acceptation du maintien de l’occupation israélienne des hauteurs du Plateau syrien du Golan ».
Le président palestinien Mahmoud Abbas s’était empressé à rejeter l’introduction de modifications sur l’Initiative de Paix de 2002.
Les pourparlers de paix palestino-israéliens sont suspendus depuis le mois d’avril 2014 après le refus d’Israël d’arrêter la construction de colonies et d’accepter la solution des deux Etats sur la base des frontières de 1967 ainsi que de libérer un contingent de prisonniers détenus dans ses geôles.