İlkay Guder,Tuncay Çakmak
14 Avril 2017•Mise à jour: 15 Avril 2017
AA - Konya - Tuncay Çakmak
Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que l’amendement constitutionnel proposé par le gouvernement, et qui fait l’objet d’un référendum qui se tiendra dimanche 16 avril, n’ouvre absolument pas la voie à une modification de la structure unitaire de la Turquie.
Le Chef de l’Etat s’exprimait, vendredi à Konya, dans le centre de la Turquie, dans le cadre d’un meeting comptant pour la campagne référendaire.
Il a énuméré les raisons pour lesquelles cette réforme de la constitution soumise au vote populaire est dans l’intérêt de la Turquie, soulignant que son adoption permettrait de renforcer la stabilité politique et économique du pays, et d’avancer plus sereinement vers les objectifs du pays.
Il a également souhaité répondre aux allégations des opposants à la réforme, qui agitent le spectre de la division du pays.
"Moi le premier, tous ensemble (avec le peuple), nous avons toujours été les défenseurs de la structure unitaire de la Turquie, et nous le serons éternellement. Il n’est absolument pas question de fédération ou de je ne sais quelle autre structure qui ne serait pas unitaire. Ça ne fais pas partie de notre agenda", a-t-il affirmé.
Le Président Erdogan a ensuite critiqué une nouvelle fois la politique de soutien de certains pays européens aux organisations terroristes qui attaquent la Turquie.
"Ils ont cru qu’en se servant des organisations terroristes, ils allaient nous faire du mal et que nous allions céder. L’Allemagne l’a fait, la France aussi, la Belgique, la Suisse, l’Autriche, tous l’ont fait. Ils peuvent tenter tout ce qu’ils veulent. Personne n’est plus fort que notre peuple", a-t-il dit.
Selon Erdogan, en votant OUI au référendum de dimanche, le peuple turc va aussi, dans un sens, donner une réponse forte à l’Occident.