Mona Saanouni
10 Août 2017•Mise à jour: 10 Août 2017
AA/Le Caire/Omar Thabet
Le ministère de l’Intérieur égyptien, a annoncé, jeudi, la mort d’un officier et de 6 hommes armés dans deux incidents différents.
Le ministère a annoncé, dans un communiqué, l'arrestation d'un fugitif dénommé Eid Hassin Soleiman, sur la base de "renseignements sur des éléments fugitifs impliqués dans des violences qui ont coûté la vie à plusieurs civils".
Le communiqué a souligné que « le coupable a avoué son implication dans une cellule terroriste dirigée par Amr Saad Abbas Ibrahim, qui a effectué plusieurs attaques terroristes».
Parmi ces attaques «l’explosion dans l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, près de la cathédrale copte orthodoxe de Saint-Marc du Caire (décembre 2016), l’attaque contre l'église copte Mar Girgis de Tanta, nord du Caire (avril 2017) et l’attaque d’un bus transportant des chrétiens au monastère de Saint-Samuel, dans la province de Minya (Mai 2017) » lit-on dans le même communiqué.
Le ministère a signalé que le terroriste détenu Eid Hassan Soleiman, a indiqué la cachette des éléments actifs de la cellule, qui se situe dans les grottes profondes de la zone montagnarde de la ville Abou Tesht de Qena (sud). A la suite de cette information, les forces de sécurité se sont mobilisées afin de les encercler et les attaquer. Deux des terroristes ont été tués.
Le terroriste détenu Eid Hassan Soleimen et l'officier chargé de sa protection, Ahamd Abdelfattah Jomaa, ont été tués au cours de cette opération.
Dans un deuxième communiqué, le ministère de l’Intérieur égyptien a indiqué que 3 terroristes, recherchés pour le meurtre de deux sous-officiers mardi à Menufeya (nord), ont été tués à la suite d’un échange de tirs lors d’une descente sécuritaire à Dakahleya, dans le nord du pays.
La version officielle n’a pas été vérifiée auprès de sources indépendantes. Cependant des organisations égyptiennes de défense des droits de l’Homme accusent les services de sécurité de « neutraliser» des civils désarmés dès leur arrestation, ce que les autorités démentent.