AA/ Villes égyptiennes
Un tribunal égyptien a condamné lundi, 112 partisans du président destitué Mohamed Morsi à un an de prison pour chacun avec travaux forcés, sur fond d’accusations d’actes de violence et de troubles dans la région d’ «Al Moski » survenus lors de la célébration du 3ème anniversaire e la révolution du 25 janvier, apprend-t-on de sources judiciaires.
Siégeant à l’Institut des officiers de la police de Tora situé au sud du Caire, le tribunal a condamné à une peine d'un an de prison avec travaux forcés, 112 pro-Morsi impliqués dans des actes de violence et de troubles commis le 25 janvier dernier, lors de la célébration du 3ème anniversaire de la révolution, indiquent les mêmes sources.
Le jugement rendu par le tribunal en premier ressort est susceptible d'être attaqué par voie de pourvoi en appel ou en cassation, poursuit-on.
Les accusés devraient répondre de "l’attroupement non autorisé et de la violation à la loi sur les manifestations", de "la commission d’actes de troubles, d’incitation à la violence et de blocage des routes", en plus de "l'atteinte aux biens publics et privés et de l'agression contre les forces de police lors des festivités marquant la célébration du 3ème anniversaire de la révolution".
Un autre tribunal siégeant à Jizeh a reporté à l’audience au 15 septembre prochain, le procès dans lequel est impliqué le guide des Frères Musulmans, Mohamed Badii et 14 dirigeants de la confrérie dans l’affaire «les affrontements d’El Bahr el Atham » à Jizah, informe une source judiciaire.
Le procès a été reporté pour pour motif de « non-comparution de certains accusés, dont Mohamed Beltagi et Safwat Hijazi, impliqués dans une autre affaire», explique la même source.
Les chefs d’inculpation portés contre le guide et ses 14 adjoints dans cette affaire sont «l’attroupement non autorisé, le terrorisme , la démonstration de force, la constitution d’une bande armée pour terroriser les citoyens, la résistance aux autorités, la détention d’armes à feu et de munitions et l’appartenance à une organisation terroriste contraire à la loi»