AA/Le Caire/Rabîi Sukkary
«Tarek Khalil, l’un des dirigeants des Frères Musulmans, a été assassiné par les forces de sécurité» a affirmé une source responsable de la confrérie
Selon la même source, Khalil, qui avait disparu il y a trois semaines, a été enlevé en compagnie de Mohamed Saâd Aliwa, membre du Bureau d'orientation des Frères Musulmans.
Khalil a «disparu» depuis le premier jour du mois de Ramadan courant, et a été arrêté en compagnie d’Aliwa, selon sa famille qui dit avoir appris de façon indirecte que son corps se trouvait à la morgue de Zeinhom, soulignant qu’il portait des traces de tortures.
De son côté, Montasser Mohammed, le porte-parole des Frères Musulmans a accusé le régime d’avoir assassiné Khalil, et de l’avoir caché durant cinq jours à la morgue de Zeinhom.
Pour sa part, Ahmed Rami, l’un des chefs de file du mouvement, et porte-parole du Parti de la Liberté et Justice, a déclaré à Anadolu : «Ce qui est arrivé au procureur général n’est guère éloigné » soulignant que «tout le monde paie le prix de la présence d’al-Sissi au pouvoir, y compris les piliers de son propre régime».
Rami a relevé que «des médias ont révélé qu’un officier d’al-Saaiqa [forces spéciales égyptiennes] est impliqué dans l'attentat contre le procureur général».
Interpelé sur le fait que les récentes opérations visant les Frères Musulmans ne soient qu’une manière d’évaluer la réaction du mouvement dans le cas de l’exécution de Morsi, Rami répond: «Quelles que soient les mesures et les décisions prises, elles ne constitueront qu’une étape sur la voie de la Révolution».
Il n'a pas été possible d'obtenir un commentaire de la part des autorités sécuritaires égyptiennes jusqu'à 01:00 GMT.