Hatem Katou
04 Juin 2016•Mise à jour: 06 Juin 2016
AA / Le Caire / Sayed Fethi
Un tribunal égyptien a reporté, samedi, au 18 juin courant, le procès de Yahia Galash, responsable du syndicat des journalistes, et de ses collègues Jamel Abderréhim et Khaled al-Belshi, accusés «d’abriter des fugitifs au siège du syndicat dans le Centre du Caire, a-t-on appris d’une source judiciaire.
Le parquet avait traduit, la semaine écoulée, les trois syndicalistes, au tribunal après les avoir accusé « d’abriter des éléments ayant écopé d’un verdict judiciaire, en l’occurrence, le journaliste Amr’ Badr et le blogueur Mahmoud al-Sakka, arrêtés à l’intérieur du siège du syndicat des journalistes, au début du mois de mai écoulé.
Selon le correspondant d’Anadolu, l’audience s’est déroulée en présence de représentants de l’ambassade d’Allemagne, de l’Union européenne et du Conseil national des droits de l’Homme (gouvernemental) au milieu d’une présence sécuritaire renforcée».
L’avocat des accusés, Khaled Ali, a demandé au cours de l’audience de reporter le procès afin de prendre connaissance du dossier, requête approuvée par le tribunal, selon la même source.
Dans des déclarations faites aux médias, l’avocat Ali a dit que «l’objectif du procès consiste à transmettre et à faire parvenir un message d’horreur et de panique à tous les journalistes en Egypte ».
Au début du mois de mai une crise s’est enclenchée entre le syndicat des journalistes et le ministère égyptien de l’Intérieur après que les forces de sécurité aient interpellé les journalistes Amr’ Badr et Mahmoud al-Sakka à l’intérieur du siège du syndicat.
Les deux journalistes ont été accusés de « violation de la loi sur les manifestations» lors des protestations contre la «cession» des îles de Tiran et de Sanafi à l’Arabie Saoudite et « de porter atteinte à la sûreté publique ».
Les deux journalistes ont été placés en garde à vue pendant quinze jours.
Le siège du syndicat des journalistes a été le centre de manifestations d’opposition contre les autorités égyptiennes pour contester «la cession par l’Egypte de deux îles dans la Mer rouge à l’Arabie Saoudite ».
Lors d’une manifestation organisée le 25 avril dernier, plus de 40 journalistes ont été agressés et arrêtés selon un précédent communiqué du syndicat.