AA/ Le Caire/ Majdi Mohamed et Wael Ahmed
Le président égyptien destitué, Mohamed Morsi et son adjoint Refaa Tahtawi n’ont pas comparu, lundi, lors la 16ème audience du procès de l’affaire « d’espionnage » avec le Hamas, le Hezbollah et le corps des gardiens de la révolution islamique, pour des « raisons sécuritaires », selon une source judiciaire.
Siégeant, lundi, à l’académie de la police à l’est du Caire, sous la présidence du juge Chaabane Chami, le tribunal a entamé l’audience en l’absence de Morsi et de Tahtawi.
Le ministère de l’Intérieur a tenu informé le juge compétent que Morsi et son adjoint ne peuvent pas comparaître devant le tribunal pour des « raisons sécuritaires », a cité la source.
Morsi et 35 autres, dont 14 en fuite devraient répondre d'accusations « d’espionnage pour le compte d’organisations et de parties étrangères », de « diffusion de secrets liés à la sécurité nationale » et « de coordination avec des groupes jihadistes dans le dessein de planifier des opérations terroristes sur le territoire égyptien ».
Le 18 décembre dernier, le procureur général Hichem Baraket avait ordonné de traduire en justice les accusés dans cette affaire pour avoir entretenu aux fins «d’espionnage», des contacts avec le mouvement Hamas, le Hezbollah libanais et le Corps des Gardiens de la révolution islamique, en vue de perpétrer des «actes terroristes sur le territoire égyptien».