AA / Al-Minya / Jamel Abdel Moeez
Un tribunal égyptien a condamné, mardi, 18 des partisans du Président égyptien destitué, Mohamed Morsi, à 18 ans d’emprisonnement et à une amende de 18 mille dollars américains pour chacun, selon des sources judiciaires.
Les accusés ont été reconnus coupables pour obstruction à la tenue du référendum sur la révision de la Constitution en 2014 et appartenance à un groupe interdit, a-t-on indiqué.
Les sources judiciaires ont affirmé à Anadolu que c’est le tribunal d’al-Minya présidé par le juge Saïd Youssef Sabra, connu auprès des médias sous le nom de « le juge des exécutions d’al-Minya » qui s’est prononcé sur ce procès. La sentence est rendue en premier ressort et susceptible de pourvoi en appel.
Les sources ont affirmé également que le ministère public accuse les condamnés à cinq crimes.
Il s'agit de l’appartenance à un groupe interdit, de l’appel au boycott du référendum sur la Constitution amendée de 2014, du recel de documents incitant les citoyens à ne pas y participer, de l'incitation à la violence et à l’émeute et de la participation à des manifestations contre l’armée et la police.
Les condamnés ont rejeté en bloc ces accusations lors des interrogatoires.
Le même tribunal a condamné un autre accusé à cinq ans et à six mois de réclusion pour appartenance à un groupe interdit et appel au boycott du référendum.
Au cours des derniers mois, Sabra a suscité une vive polémique auprès de l’opinion publique égyptienne après les condamnations à mort en série prononcées contre 37 accusés.
Il a également condamné à perpétuité 491 opposants aux autorités égyptiennes actuelles dans l’affaire de Matay ainsi que 183 autres dans une affaire civile à al-Minya.
Le même juge avait condamné à 43 ans d’emprisonnement trois partisans de Morsi et à 38 ans huit autres, les reconnaissant coupables d’incitation à la violence et à l’émeute dans la ville de Al-Adoua, dans la province d’al-Minya (centre du pays).