Mohamed Sabry Emam Muhammed,Saida Charafeddine
29 octobre 2015•Mise à jour: 29 octobre 2015
AA/Le Caire
Quelques 4000 civils égyptiens ont été référés à des tribunaux militaires en l’espace d’une seule année, a révélé une figure de l’activisme pour les droits de l’Homme.
En octobre 2014, le président égyptien Abdelfattah al-Sissi a promulgué une loi permettant de référer à des tribunaux militaires des personnes accusées d’avoir commis des violations contre les institutions de l’Etat.
«Environ 4000 civils ont été référés à des tribunaux militaires en un an depuis que la loi a été promulguée» a déclaré, mercredi, dans un communiqué, Ahmed Mefreh de l’organisation de défense des droits de l’Homme basée à Genève «Alkarama for Human Rights».
Mefreh a indiqué que plus de 500 civils ont été jugés, l’année dernière, par un tribunal militaire pour «violences».
«Ces transferts [vers des tribunaux militaires] représentent une punition collective qui bafoue les droits et les libertés des accusés» a averti Mefreh.
L’Egypte est marquée depuis le mois de juillet 2013, date de l’éviction du président Mohamed Morsi, par une situation sécuritaire et politique instable ponctuée par des attaques lancées contre des responsables gouvernementaux, des policiers et des soldats.
Depuis la destitution de Morsi, les autorités égyptiennes accusent les dirigeants et les membres des Frères Musulmans d’incitation à la violence et au terrorisme, et ont classé la confrérie «groupe terroriste» en décembre 2013.