Hatem Katou,Saida Charafeddine
17 Novembre 2015•Mise à jour: 17 Novembre 2015
AA / Le Caire
Des centaines d’étudiants égyptiens ont péri ou ont été portés disparus depuis le mois de juillet 2013 (date de la destitution du président Mohamed Morsi), jusqu’au 1er novembre courant, selon un Observatoire égyptien des droits de l’Homme.
C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public, mardi, par l’Observatoire «Etudiants demandeurs de liberté» à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’Etudiant, qui coïncide avec le 17 novembre de chaque année.
Cet observatoire est en charge de constater et de consigner les exactions commises contre les étudiants en Egypte.
«Le nombre d'étudiants tués en dehors du cadre légal, au cours de la période allant du 3 juillet 2013 au 1er novembre 2015, s’élève à 245 (339 étudiants et 6 étudiantes)», lit-on dans le communiqué.
Quant aux étudiants ayant fait l’objet de disparition forcée, leur nombre s’élève à 487 (464 étudiants et 23 étudiantes), selon la même source.
"L’observatoire a ajouté que 5032 étudiants ont été arrêtés de manière abusive au cours de la même période. Les autorités ont élargi 2004 parmi eux, et 3038 étudiants sont encore en détention", poursuit le communiqué. .
"De même, 300 étudiants ont été jugés devant des tribunaux militaires, dont 60 par contumace. Ils ont écopé de peines d’emprisonnement d’une durée cumulée de 743 années et d’amendes de l’ordre d’un million 229 mille livres égyptiennes", indique le communiqué.
Les universités égyptiennes ont, par ailleurs, expulsé 1064 étudiants et étudiantes de manière abusive.
Le gouvernement égyptien a démenti à maintes reprises les accusations de «répression» d’étudiants ou de violations des droits de l’Homme dans les enceintes universitaires.
Les autorités tiennent souvent à préciser faire face à des actes de «destruction et de violence», tandis que les étudiants opposants au régime en place estiment agir de manière pacifique pour exprimer leurs opinions.