Hatem Kattou
06 Février 2018•Mise à jour: 07 Février 2018
AA/ Le Caire/ Sayed Fathi
La Cour d’appel suprême militaire d’Egypte a approuvé, mardi, la peine de mort contre deux civils accusés d'avoir commis "des actes de violence et de meurtre", en 2013 dans la province du Nord-Sinaï (Nord-est), selon une source judiciaire.
Dans une déclaration accordée à Anadolu, la source ayant requis l’anonymat a indiqué "que la Cour d’appel suprême militaire d’Egypte a approuvé, mardi, la peine de mort contre deux civils et a rejeté l'appel formé par les inculpés".
Il s’agit d’un verdict définitif. Ainsi, aucun recours n’est possible devant un autre tribunal, précise la même source.
Les événements relatifs à cette affaire, connue dans les médias sous le nom de "l’attaque contre l’embuscade d’El Gorah relavant d’El-Arich", remontent à 2013. A cette époque, le Parquet militaire a dressé à l’encontre de 7 inculpés plusieurs accusations dont "le meurtre de soldats égyptiens et la possession d’armes à feu" ; Des accusations étant rejetées catégoriquement par les accusés.
En février 2015, le Tribunal criminel militaire de la ville d’Ismaïlia (Nord-est), a condamné à mort deux civils, et a acquitté 5 autres. Les deux inculpés avaient fait appel, rejeté aussitôt par la Cour d’appel suprême militaire ayant approuvé, mardi, la peine de mort.
En vertu de la loi égyptienne, "une fois la condamnation à mort est prononcée, le dossier du condamné doit être immédiatement remis au président de la République par le ministre de la Justice. La peine de mort serait ainsi mise en œuvre si une amnistie n'est pas prononcée ou si la peine est commuée dans une période de 14 jours ".
A l’issue de ce verdict final, le nombre de personnes en attente d’exécution s’alourdit à 30, et ce dans 9 affaires de violence niées par les inculpés. En outre, le nombre d’exécutions liées à des actes de violence et de meurtre, depuis l’arrivée au pourvoir, du président Abdel Fattah al-Sissi a atteint les 27 cas, selon un d"compte établi par Anadolu.