Zuhal Demirci,Nur Asena GÜLSOY
15 Septembre 2017•Mise à jour: 16 Septembre 2017
AA – Ankara – Nur Gülsoy
Des observateurs de la Turquie, de la Russie et de l'Iran seront déployés dans la zone de désescalade à Idlib, dans le Nord de la Syrie.
C'est ce qui ressort d'un communiqué diffusé vendredi par le ministère turc des Affaires étrangères.
«Des observateurs de la Turquie, de la Russie et de l'Iran seront déployés dans des postes de contrôle et d'observation qui seront établis dans les zones sécurisées aux frontières de la zone de désescalade à Idleb», a fait savoir la diplomatie turque.
La mission principale de ces forces d'observation sera d'empêcher les conflits entre les forces du régime et les factions de l'opposition, et de surveiller les éventuelles violations de la trêve.
C'est le Centre de coordination conjoint qui sera formé par les trois pays cités, qui assurera la coordination des activités de ces forces, a précisé le ministère.
Le but étant la mise en œuvre de la trêve annoncée en Syrie le 30 décembre 2016, et de prendre des mesures visant à approfondir la confiance entre les parties belligérantes. Des pourparlers ont été lancés à Astana, dans le cadre desquels le 4 mai, les négociateurs ont décidé de la création de zones de désescalade.
Ainsi, la création d'une telle zone a été annoncée lors du sixième tour des réunions, les 14 et 15 septembre courants.
«Pendant les négociations sur la création de zones de désescalade à Idlib, la Turquie, pays garant de l'opposition, a joué un rôle déterminant dans la mise en application des décisions, en tenant compte de l'approche et de l'opinion des groupes d'opposition sur le terrain», a insisté le ministère.
Pour la diplomatie turque, la création de la zone de désescalade constitue la dernière phase du mémorandum signé au mois de mai pour faire baisser la tension sur le terrain en Syrie.
«Le mémorandum a permis une baisse importante des violations de la trêve, depuis sa signature, a indiqué le ministère. Il contribue à la préparation des conditions nécessaires sur le terrain, pour faire avancer le processus politique en cours en Genève, sous l'égide des Nations Unies (ONU).»
La Turquie estime que le différend syrien ne pourra être résolu que par une solution politique, a conclu le ministère.