Mona Saanouni
15 Janvier 2018•Mise à jour: 16 Janvier 2018
AA/Doha/Ahmed al-Masri
Le Qatar a nié, lundi, l'interception d'avions civils émiratis par ses avions de combat et a accusé les Emirats Arabes Unis d'avoir violé son espace aérien, hier dimanche, pour la troisième fois par un avion militaire.
Le démenti qatari intervient quelques heures après l'annonce de l'autorité générale de l'aviation civile des Emirats Arabes unis (GCAA) qui, dans deux communiqués séparés, a déclaré que "deux avions de combats qataris ont intercepté deux avions civils émiratis durant leurs vols habituels à destination du Bahreïn".
Citant la porte-parole du ministère des Affaires étrangères qatari, Lulwa Rashid al-Khater, l'agence de presse qatarie (QNA, Officiel) a rapporté que "les allégations de l'Autorité générale de l'aviation civile des Emirats arabes unis sur l'interception d'avions civils émiratis sont totalement fausses".
Selon la porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, "ces accusations interviennent un jour après qu'un avion de transport militaire de type C-130 appartenant aux Emirats Arabes Unis ait pénétré dans l'espace aérien du Qatar à 15h10 précises (heure de Doha)".
Elle a précisé également que "le Qatar compte prendre les mesures légales nécessaires à cet égard".
Al-Khater a souligné qu'"il faut rappeler que cette attaque médiatique, qui semble orchestrée, intervient après que le Qatar ait adressé des messages au Secrétaire général de l'ONU et au Président du Conseil de sécurité des Nations Unies concernant les infractions de deux avions militaires des Emirats Arabes unis le 21 décembre et le 3 janvier".
Le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Qarqash, a de son côté, déclaré sur son compte Twitter que "la plainte qatarie concernant la violation de son espace aérien par les Emirats Arabes unis est fausse et confuse".
Qarqash n'a pas commenté le deuxième incident.