AA/Skhirat/Khaled Mejdoub
L’émissaire des Nations-Unies en Libye, Bernardino Leon, a déclaré qu'il s’attendait à ce que les différentes parties réunies au Maroc dans le cadre du dialogue national libyen, parviennent dimanche à un accord qui portera sur «les documents proposés au sujet d’un gouvernement d'unité, les arrangements de sécurité, et le renforcement de la confiance».
Lors d'une conférence de presse tenue vendredi, dans la ville marocaine de Skhirat, avant le démarrage du deuxième tour du dialogue libyen, Leon a déclaré que la conclusion d'un accord ouvrira la voie à la négociation sur les détails, au cours de la semaine prochaine.
Il a expliqué que les négociations se poursuivront trois jours, et mettront l'accent sur les mesures de sécurité, la limitation de la prolifération des armes, la stabilité, la surveillance du cessez-le feu, en plus du consensus sur un gouvernement d'unité nationale.
L’émissaire onusien a affirmé que les négociations n’aborderont pas le sujet de la nomination de Khalifa Haftar au poste de chef de l'état-major par le parlement de Tobrouk (est libyen), à laquelle s’oppose le Congrès National Général (CNG) libyen.
Leon a invité les participants à «assumer leur responsabilité historique » afin de parvenir à un accord, soulignant, dans l'espoir de parvenir à une solution, que le « terrorisme commence à se montrer menaçant, en Libye et dans la région ».
Les Nations Unies, représentées par le chef de la mission d'appui, Bernardino Leon, s’efforcent depuis septembre dernier à résoudre la crise politique et sécuritaire en Libye. Le premier round de dialogue, s’est tenu à Ghadamès, (ouest libyen), suivie par un deuxième à Genève, avant que les parties ne décident d’entamer des négociations dans la ville marocaine de Skhirat.
Des personnalités libyennes s’étaient déjà réunies il y a une dizaine de jours en Algérie. Ces concertations ont permis d’accoucher d’un document en 11 points qui prévoit, entre autres le cessez le feu immédiat, trouver une solution politique à la crise, et la formation d’un gouvernement consensuel de compétences.
En Libye deux gouvernements d’idéologies opposées se disputent le pouvoir à coup d’affrontements armés et sanglants: Il s’agit du gouvernement de Abdallah al-Théni émanant du parlement de Tobrouk et du gouvernement Omar al-Hassi, émanant du CNG à Tripoli.