AA / Nairobi / Magdaline Moukamé
Deux explosions séparées ont ciblé deux bus dans la capitale kenyane Nairobi, dimanche, a annoncé à l’agence Anadolu, Mouinda Njouka, porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure.
Le responsable sécuritaire a refusé, cependant, de livrer davantage de détails relatifs au nombre de victimes, au mode opératoire de l’explosion ou à l’identité des auteurs.
Ces explosions interviennent au lendemain de la mort de 4 personnes et de la blessure de 30 autres suite à des attaques menées, tard dans la soirée du samedi, dans la ville côtière de Mombassa (Sud-est), selon des sources médicales et sécuritaires locales.
Aucune partie n’a revendiqué les attaques de Mombassa et de Nairobi jusqu’à 15H41 GMT. Cependant, les autorités kenyanes accusent généralement le groupe somalien du « Shabaab » d’être l’instigateur d’attaques fomentées sur son sol.
A la mi-mars, le porte-parole du groupe somalien avait accusé les autorités kenyanes de « violer les droits des Musulmans et de les humilier », tout particulièrement, les ressortissants somaliens sous prétexte de « terrorisme ».
A la suite d’une série d’attaques qui avaient ciblé la capitale Nairobi et la ville de Mombassa, les autorités kenyanes avaient décidé d'enclencher une vaste opération contre les personnes résidant de façon irrégulière dans le pays, dans le but de rétablir la sécurité générale.
La campagne avait été sanctionnée par l’arrestation de milliers de personnes pour vérification, dont la majorité sont parmi les musulmans qui résident à Nairobi qui abrite 50 mille somaliens environ.