AA / Souleimaniye / Emrah Yorulmaz
Les combattantes peshmergas (kurdes) continuent leurs entrainements dans le Nord de l’Irak en préparation à leur départ pour «Khanaqin» ou tout autre front, sur lequel elles devraient affronter l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL). Elles ont déjà combattu contre l’EIIL dans la région de «Taza Khurmatu» et le village de «Bashir» de «Kirkouk».
Les cinq cents femmes de l’unité spéciale du deuxième bataillon de la ville de Souleimanieh suivent un entrainement intensif au même niveau que les hommes, à moment où l’Irak dérive vers une éventuelle guerre civile.
L’Equipe de l'agence Anadolu (AA) a suivi leurs entrainements qui comprennent la progression sur des terrains escarpés, l’infiltration dans les repères de l’ennemi, la reconnaissance, les embuscades, et bien d’autres exercices.
Les combattantes manient également plusieurs types d’armes, notamment les mortiers, les lance-roquettes et les mitrailleuses.
L’entrainement n’empêche pas les femmes peshmergas, âgées de 18 à 45 ans, de prendre soin de leur apparence, se vernissant les ongles et se parant de bagues et de boucles d’oreilles.
Le chef du régiment des femmes des forces peshmergas, colonel «Nahida Ahmed», a expliqué au correspondant de Anadolu, que selon le besoin les combattantes se rendent sur n’importe quel front.
«Nous sommes prêtes à combattre à n’importe quel endroit et quelles que soient les conditions», a ajouté Nahida ahmed, précisant qu’elles participent aussi aux affrontements dans les zones sensibles.
Le colonel a indiqué également que parmi les forces féminines peshmergas, il y a des femmes mariées, expliquant qu’elles supportent des charges considérables. Elle a précisé néanmoins que les forces préfèrent être rejointes par des femmes célibataires, avec moins de responsabilités familiales, ce qui leur permet de travailler dans des meilleures conditions et avec plus d’aisance.
L’unité spéciale d’éléments féminins de la Peshmerga a été fondée le 11 novembre 1996 à la demande des dirigeants de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK). Le nombre de combattantes à cette époque était de 16. Depuis, il n’a cessé d’augmenter pour atteindre les 500.