AA/Benghazi/ Mootaz Majeberi
Des activistes et des ONG libyens ont dénoncé la poursuite de la prise en otages des deux journalistes tunisiens, Soufiane Chourabi et Nadhir Guetari. Le sort des deux journalistes demeurant inconnu alors que des rumeurs contradictoires circulent à leur sujet après que l’EIIL a dit, jeudi 8 janvier les avoir exécutés.
Dans un communiqué conjointement signé par 23 ONG et médias et 54 journalistes et activistes libyens, diffusé le 12 janvier, et dont Anadolu a eu copie, les signataires ont exprimé leur soutien aux familles et aux collègues des deux journalistes et dit être solidaires avec tout le peuple tunisien. Ils ont, en outre, appelé les autorités libyennes à mettre en place tous les moyens pour libérer les deux otages, faire le jour sur la vérité et punir les coupables ainsi que tous ceux qui sont impliqués dans des affaires semblables.
Les activistes ont précisé que le terrorisme ne fait pas de distinction entre les personnes et les nationalités rappelant que 14 journalistes libyens ont été assassinés en 2014 alors que le sort de plusieurs autres qui ont été enlevés demeure inconnu.
Le communiqué souligne, par ailleurs, le rôle important joué par le peuple tunisien pour soutenir le peuple libyen au moment où la Libye traverse des conditions particulièrement difficiles.
Les activistes ont appelé les ONG tunisiennes et libyennes à mettre en place un mécanisme commun pour appuyer les droits de l’homme et la liberté de la presse et aider les autorités des deux pays à faire face au danger du terrorisme.
L’ambassade du Tunisie à Tripoli a suspendu ses activités depuis environ quatre mois.
Le ministre tunisien de la Défense, Ghazi Jeribi avait déclaré lundi que «les autorités tunisiennes ont pu avoir des données sur les deux journalistes capturés en Libye et sur le lieu où ils se trouvent » sans donner plus de précisions sur le sujet
Un site proche de l’EIIL avait annoncé jeudi 8 janvier, sur le Web que les deux journalistes tunisiens ont été exécutés par les hommes de l’organisation.
Des sources juridiques tunisiennes ont de leur côté écarté cette hypothèse alors que les autorités tunisiennes n’ont émis à ce sujet aucune confirmation.
Soufiane Chourabi et Nadhir Guetari, deux journalistes tunisiens travaillant pour le compte de la télévision privée « first TV » ont disparu le 7 septembre dernier à proximité d’un port pétrolier en Libye.