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24 Juin 2021•Mise à jour: 24 Juin 2021
AA / Walid Abdullah
Le Premier ministre libyen Abdelhamid Dbeibeh a souligné la "nécessité urgente" de débarrasser son pays des mercenaires étrangers, afin d'assurer la sécurité sur la base d'un plan cohérent.
C'est ce qui ressort des déclarations de Abdelhamid Dbeibeh lors de sa rencontre, mercredi, avec le secrétaire d'État américain Antony Blinken, en marge de la conférence Berlin 2, selon un communiqué du bureau des médias du Premier ministre libyen, publié jeudi.
Le communiqué cite Dbeibeh soulignant, lors de cette rencontre, "l'urgence du départ de tous les mercenaires étrangers pour assurer la souveraineté nationale sur l'ensemble du territoire libyen".
"En coopérant avec les États-Unis concernant le départ immédiat des mercenaires étrangers, la Libye peut entamer une nouvelle phase pour devenir un exemple de réussite démocratique stable et sûre", a-t-il ajouté.
Et d'expliquer que "les multiples efforts du gouvernement pour préparer la Libye aux élections nationales de décembre prochain, réunifier les institutions, fournir des services de base, soutenir la décentralisation du gouvernement, réaliser une distribution équitable des ressources et les premières étapes du processus de réconciliation à long terme."
La société de sécurité russe "Wagner", des mercenaires du Soudan et du Tchad, soutiennent la milice du général à la retraite Khalifa Haftar, depuis son agression contre Tripoli le 4 avril 2019, et elle essaime en plusieurs points du pays malgré la déclaration d'un cessez-le-feu.
La Conférence "Berlin 2" sur la Libye s'est tenue mercredi dans la capitale allemande, avec la participation de 15 pays, dont la Turquie, en plus de 4 organisations internationales.
En janvier 2020, Berlin a accueilli la première édition de la conférence avec une participation internationale dans le but de contribuer à une solution au conflit libyen, et la conférence a abouti à des conclusions, dont la plus importante est la conclusion d'un cessez-le-feu complet.
Le pays riche en pétrole connaît une percée politique depuis plusieurs mois. Le 16 mars, une autorité transitoire élue, composée d'un gouvernement d'unité et d'un conseil présidentiel, a pris ses fonctions pour conduire le pays aux élections législatives et présidentielles du 24 décembre.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj