Hatem Kattou
15 Juin 2017•Mise à jour: 15 Juin 2017
AA / Ahmed al-Masri
Le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohamed Bin Abderrahman Al-Thani, a salué la position affichée par la Turquie, direction et peuple, à l’endroit du blocus imposé à Doha par l’Arabie Saoudite, le Bahreïn et les Emirats Arabes Unis.
C’est ce qui ressort d’un tweet posté par al-Thani sur le réseau social, jeudi à l’aube, quelques heures après sa rencontre avec le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu à Doha.
« Je salue, à sa juste mesure, la position juste et sincère prise par la Turquie, direction et peuple, face au blocus illégal infligé au Qatar », lit-on dans le tweet.
Cavusoglu s’est envolé vers le Koweït à l’issue d’une visite de quelques heures effectuée à Doha en compagnie du ministre turc de l’Economie, Nihat Zeybekci. La visite s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Turquie aux fins de résoudre la crise du Golfe.
Accusant le Qatar de « soutien au terrorisme », l’Arabie Saoudite, le Bahrein et les Emirats Arabes Unies ont fermé leur espace aérien et leurs frontières maritimes et terrestres avec ce pays qui réfute en bloc les accusations jugées infondées.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, s’est envolé, mercredi dans la soirée, pour le Koweït, après une courte visite de quelques heures à Doha au cours de laquelle il a rencontré l’émir du Qatar.
Accompagné du ministre de l’Economie Nihat Zeybekci, Çavuşoğlu a rencontré l’émir du pays, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, mais également les ministres qataris des Affaires étrangères et de l’Economie, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani et Cheikh Ahmed bin Jassim al-Thani.
Dans une précédente déclaration à Anadolu, Çavuşoğlu a tenu à préciser que si son pays «est aux côtés du Qatar, cela ne signifie pas qu’il est contre une partie [déterminée] ou qu’il en a choisi une autre».
Le chef de la diplomatie turque a réaffirmé, par là même, que «le Qatar est un pays frère». «Les Qataris sont nos frères et nous sommes solidaires avec eux», a-t-il déclaré.
Notons que Zeybekci est resté à Doha, contrairement à Çavuşoğlu, qui a également annoncé qu’il partirait, vendredi, en Arabie Saoudite pour rencontrer le roi Salmane.
Il convient de rappeler que, depuis le 5 juin, l’Arabie Saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Yémen, la Mauritanie et les îles Comores, les Maldives ont annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar l’accusant de «soutenir le terrorisme».
La Jordanie et Djibouti ont annoncé, quant à eux, la réduction de leurs représentations diplomatiques à Doha.
L’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l’Égypte ont également fermé depuis la semaine dernière leurs frontières terrestres, leurs espaces maritimes ainsi que leurs espaces aériens aux avions qataris.
De son côté, le Qatar a réfuté les accusations de soutenir le terrorisme. Se considérant victime d’une campagne de dénigrement, il a accusé ses voisins du Golfe de chercher à le «mettre sous tutelle».