AA/Ramallah/Qays Abou Samra
La Haute instance de suivi des affaires des détenus palestiniens (non-gouvernementale) a organisé mardi une manifestation devant le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dans la ville d’al-Bireh, près de Ramallah, au centre de la Cisjordanie, pour exiger la libération immédiate des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes.
Les participants ont brandi des banderoles appelant à la nécessité d’une action populaire et gouvernementale immédiate, en faveur de la libération des prisonniers, en particulier les malades, et les grévistes de la faim, à l’instar de Khader Adnan.
Issa Qaraqe, président de l’Instance chargée des affaires des prisonniers (gouvernementale) a affirmé que le détenu Khader Adnan, en grève de la faim depuis 50 jours, est en danger, et pourrait mourir à tout moment, selon les médecins.
Qaraqe a déclaré à Anadolu en marge de la manifestation: «Adnan vomit du sang, et perd connaissance par intermittence et refuse l’aide des médecins».
Le responsable palestinien a souligné espérer que «les efforts accomplis aboutissent à la libération d'Adnan, dans les prochaines heures». Le cas échéant, «il y aura une catastrophe» clame Qaraqe.
Le détenu palestinien Khader Adnan a entamé une grève de la faim il y a près de 50 jours pour protester contre sa détention administrative.
La détention administrative s’étend sur une période de un à six mois et peut être prolongé jusqu’à cinq ans par un tribunal militaire israélien.
De nombreuse ONG locales et internationales accusent cette mesure d’être un instrument à disposition d’Israël contre les hommes politiques, les militants et les universitaires palestiniens.
Plus de 6500 prisonniers palestiniens sont détenus actuellement dans les prisons d’Israël, dont 480 condamnés à la perpétuité et 480 autres en détention administrative, selon les chiffres fournis par la commission des affaires des prisonniers de l’OLP. La même source précise que parmi ces détenus, on compte 24 femmes dont des filles mineures, 200 enfants âgés de moins de dix-huit ans, 14 députés, deux anciens ministres, et 1500 malades, dont 80 dans un état critique.