AA/ Phnom Penh (Cambodge)/ Kate Bartlett
Un ultranationaliste thaïlandais emprisonné au Cambodge pour espionnage a bénéficié d’une grâce royale, a indiqué, mardi, un porte-parole du gouvernement à l’Agence Anadolu (AA).
Veera Somkwamkid et son collègue, Ratree Pipattanapaiboon, ont été condamnés à respectivement huit et six ans de prison, en mai 2011, après avoir été reconnus coupables d’entrée illégale sur le territoire cambodgien et d’espionnage pour le compte de la Thaïlande.
Ratree avait pour sa part déjà été gracié et libéré en 2013.
« [Veera] a été gracié par le roi comme l’a proposé le Premier ministre » a annoncé le porte-parole principal du gouvernement, Phay Siphan.
Le pardon du monarque a été accordé lors d’une visite du ministre thaïlandais des Affaires étrangères par intérim, Sihasak Phuangketkeow, qui avait demandé cette faveur au Premier ministre, Hun Sen.
Le geste diplomatique intervient à la suite du coup d’Etat militaire en Thaïlande, le 22 mai, qui a vu le gouvernement élu – mené par l’ex-Première ministre, Yingluck Shinawatra, - être renversé par l’armée.
Siphan a cependant affirmé qu’il n’y avait rien d’inhabituel à ce qu’une grâce soit accordée maintenant.
« Ceci n’est pas une concession politique» a souligné le porte-parole.
Veera avait été arrêté en décembre 2010 alors qu’il pénétrait illégalement, avec un petit groupe de Thaïlandais, sur le territoire cambodgien. La plupart d’entre eux avait été libérés par Phnom Penh peu de temps après, à la demande des autorités thaïlandaises.
En mars, une demande de libération envoyée par Bangkok avait été refusée.
Veera et le chef de la frange ultranationaliste des «Chemises jaunes», des royalistes opposés au gouvernement de Yingluck et son frère aîné, lui-même ancien Premier ministre, Thaksin Shinawatra.