AA/ Bujumbura/ Ndabashinze Renovat
Plusieurs personnes ont été blessées dans des attaques à la grenade, jeudi, dans le centre-ville de Bujumbura, a appris Anadolu de source policière.
"Un individu a lancé deux grenades une à côté d'une banque et l'autre tout près d'une station-service du centre ville de Bujumbura", a indiqué la source qui n'a pas "encore le bilan exact des blessés".
Les responsables n’ont d'ailleurs pas été identifiés jusqu’à 10h20 GMT, selon la même.
Dans la nuit de dimanche à lundi, cinq personnes avaient trouvé la mort dans l'explosion d'une grenade à Ngozi, province du Nord burundais,selon des sources officielles.
L’insécurité va donc crescendo à Bujumbura et dans d’autres localités de l’intérieur du pays, à quatre jours de la date du scrutin communal et législatif, fixé au 29 juin alors même que le gouvernement a repris le dialogue, mercredi, avec l'opposition et la société civile pour trouver une sortie à la crise politico-sécuritaire qui secoue le pays.
Depuis de deux mois, le Burundi est secoué de manifestations émaillées de violence contre la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat «controversé».
La Constitution burundaise limite à deux le nombre de mandats présidentiels successifs mais pour le chef de l'Etat, il est toujours possible de briguer ce nouveau mandat étant donné qu’en 2005, date de sa première élection, il a été élu par le parlement et non au suffrage universel.
Les manifestations ont, jusque-là, fait au moins 74 morts, 500 blessés et plus de 500 arrestations, selon l’Association Burundaise pour la Protection des Droits Humains et des Personnes Détenues «Aprodh».