AA/Lagos (Nigéria) / Rafiu Ajakaye
L’ex-dirigeant militaire nigérian, Muhammadu Buhari, a remporté, mardi, l’élection présidentielle au Nigéria, délogeant son principal concurrent, le président en exercice, Goodluck Jonathan.
Dans un communiqué officiel publié, mardi soir, par le porte-parole de la campagne électoral de Buhari, Garba Shehu, le vainqueur a remercié le peuple nigérian pour l’avoir choisi, lui et son parti de l’opposition, le Congrès progressiste (ACP), en lieu et place du Parti démocratique populaire (PDP) au pouvoir et de son chef, le président sortant Jonathan.
Jonathan a, par ailleurs, téléphoné à Buhari pour le féliciter, d’après le porte-parole de ce dernier.
"Je peux vous confirmer que le président a appelé le général Buhari pour le féliciter, à exactement 17:15 [heure locale]", a affirmé, par téléphone à l’Agence Anadolu (AA), Shehu.
Alors que seuls les résultats d’un seul Etat n'ont pas encore été dévoilés, mardi soir, Buhari mène Jonathan par environ 2 à 3 millions de voix.
L’Etat en question s’avère être le Borno, où une insurrection sanglante fait rage depuis plusieurs années, et également un bastion de l’APC.
Pour remporter la présidentielle le candidat doit obtenir plus de 50% de tous les votes valides, et plus obligatoirement au moins 25% dans les deux tiers des 36 Etats du pays.
Les parties s’estimant lésées ont 30 jours à compter de l’élection pour contester devant les tribunaux le résultat du scrutin.
Bien que quatorze candidats se soient présentés à la fonction ultime, le scrutin présidentiel a été une compétition menée uniquement entre le président sortant Jonathan Goodluck et l’ancien dirigeant militaire du Nigéria, Muhammadu Buhari, qui s’est présenté sous la bannière du parti de l’opposition, le Congrès progressiste (ACP).
La cérémonie d’investiture du nouveau président nigérian aura lieu le 29 mai prochain, qui est également la date du transfert du pouvoir présidentiel depuis 1999.