AA/Yaoundé/Anne Mireille Nzouankeu
Le président tchadien Idriss Deby, a assuré, lundi, à Yaoundé que le groupe armé nigérian Boko Haram «n’aura pas cité en Afrique Centrale».
« Boko Haram doit savoir que la guerre est comme le feu. Lorsqu’elle se prolonge, elle met en péril ceux qui l’ont provoqué. Boko Haram n’aura pas cité en Afrique centrale », a estimé Deby qui s’exprimait lors de l’ouverture du Sommet extraordinaire de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) dans la capitale camerounaise, dont l’objectif est la mise en place d’une stratégie sous régionale de lutte contre Boko Haram.
Les travaux des représentants des 10 pays membres de la CEEAC CEEAC (Angola, Burundi, Cameroun, République Centrafricaine, Congo, République Démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et Sao Tomé et Principe), doivent, au terme de cette session extraordinaire d'une journée, déboucher sur «des actions immédiates et concrètes pour la lutte contre Boko Haram», a souhaité le chef de l’Etat tchadien également président en exercice de la CEEAC.
La tenue d’une session extraordinaire de Yaoundé avait été proposée le mois dernier à Addis-Abeba en Ethiopie, en marge du sommet de l’Union africaine.
Les participants à ce sommet avaient alors proposé la mise sur pied d’une Force Mixte Multinationale (FMM) dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. Une réunion préparatoire s’est tenue à cet effet à Yaoundé la semaine dernière au cours de laquelle des experts ont finalisé les documents pour l’opérationnalisation de ladite Force.
Il a ainsi été décidé que cette Force sera basée à N’Djamena au Tchad. Elle comptera 8700 personnels militaires, policiers et civils. Toutefois, au cours de cette réunion préparatoire, beaucoup de points n’avaient pas été évoqués à l’exemple du calendrier de déploiement de la Force, du budget pour la mise en œuvre de ladite Force ou encore de l’origine des fonds.
Au terme de la session extraordinaire de Yaoundé, les chefs d’Etats et de gouvernements auront certainement clarifié ces points afin que le document final soit validé par l’Union africaine puis soumis au Conseil de sécurité des Nations Unies pour adoption d’une résolution autorisant le déploiement de la Force, selon des sources politiques camerounaises.