Viola Fahmi
10 Août 2017•Mise à jour: 11 Août 2017
AA/ Le Caire
Le président du District kurde du nord de l'Irak, Massoud Barzani, a qualifié, jeudi, de « très bonnes » les relations entre la Turquie et le District, considérant que les Turcs sont de bons partenaires dans la plupart des projets.
Barzani a tenu ces propos dans un entretien publié par le journal égyptien gouvernemental « Al-Ahram », jeudi.
A noter qu’un référendum devrait se tenir le 25 septembre prochain, pour déterminer la position des résidents des trois provinces du District kurde du nord de l'Irak, à savoir Erbil, Souleimaniyeh et Dohouk, au sujet d’une scission de l'Irak.
«Les relations entre le District kurde et la Turquie sont bonnes (...) nous entretenons des relations commerciales et économiques très solides, et nos amis Turcs sont bien conscients de l'importance du Districts pour eux», a déclaré Barzani.
Il a ajouté que la Turquie investit des milliards de dollars dans le District, soulignant, à cet égard : « nos relation avec le président turc Recep Tayyip Erdogan sont bonnes et anciennes. Il a inauguré avec nous l’aéroport international d'Erbil,et n’a cherché qu’à renforcer et développer les reations entre les deux parties ».
Le 7 juin dernier, le président du District kurde du Nord de l’Irak, Massoud Barzani, avait annoncé la tenue le 25 septembre d’un référendum sur l’indépendance du district de l'Irak.
Le gouvernement du Premier ministre irakien Haydar Abadi avait déjà rejeté le référendum sur l’indépendance du Kurdistan, avançant qu’il n’était pas conforme à la constitution de l'Irak et qu’il nuisait aux intérêts politiques, économiques et nationaux des kurdes.
L'idée du référendum a suscité des préoccupations internationales quant à la stabilité de l’Irak, d’autant plus que ce pays se bat toujours contre l'organisation terroriste Daech, avec le soutien de la coalition internationale, dirigée par les Etats-Unis d'Amérique.
La Turquie voisine refuse la tenue du référendum et considère que le maintien de l'intégrité territoriale et de l'unité politique de l'Irak est primordial pour l'établissement de la sécurité, de la paix et de la prospérité dans la région.
Washington a exprimé sa préoccupation au sujet du référendum, en disant qu'il s'écarterait de priorités urgentes, comme l’élimination de Daech et la stabilisation du pays.
Les Nations unies estiment par ailleurs que « le référendum ne devrait pas se dérouler s'il n'y a pas de compréhension commune entre Bagdad et Erbil ».