AA/Tunis/Aymen Jamli
Un juge d’instruction du tribunal de première instance de Tunis a émis lundi, un mandat de dépôt contre un des policiers chargés d’assurer la sécurité du musée du Bardo dans la capitale tunisienne, qui a été visé par une attaque terroriste. L’agent sera donc maintenu en détention, à la disposition de l’instruction.
Sofiene Selliti porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis, a déclaré à Anadolu : «Un mandat de dépôt a été émis aujourd’hui à l’encontre d’un agent qui était chargé de la surveillance du Musée du Bardo» affirmant que «ses avocats ont demandé le report de l’instruction». Selliti n’a pas précisé si des accusations seront formulées envers le policier.
Les autorités tunisiennes ont lancé une enquête après l'attaque du musée du Bardo à proximité de l’Assemblée des Représentants du Peuple (parlement), et ont admis l'existence de «défaillances sécuritaires».
23 personnes, dont 20 touristes ont été tuées lors de l’opération qui a eu lieu mercredi dernier.
Il s’agit de la première attaque terroriste visant la capitale, Tunis, et la deuxième à viser les touristes, après l’attentat d’avril 2002 qui avait ciblé la synagogue de l'île de Djerba (gouvernorat de Médenine, sud de la Tunisie).
Par ailleurs le chef du gouvernement tunisien Habib Essid a limogé ce lundi sept responsables de la sécurité à la suite de dysfonctionnements.
Une source sécuritaire a déclaré à Anadolu sous le sceau de l’anonymat que les responsables licenciés sont: «le directeur des services chargés de la sécurité des touristes, le chef de la police de la circulation, chef de la police du district de Tunis, responsable de la sûreté du Bardo, le chef d’une unité des services de renseignement du Bardo, le chef du commissariat du Bardo, et le chef de la police du quartier de Sidi Bachir.
Les autorités tunisiennes pourchassent encore un troisième suspect dans cette attaque. Le ministère de l'Intérieur a publié son portrait, appelant les citoyens à le signaler.