Tuğçenur Yılmaz,Ayvaz Çolakoğlu
27 Juillet 2018•Mise à jour: 29 Juillet 2018
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
Un responsable turc a récusé les informations sur un prétendu accord avec les États-Unis au sujet de la libération du pasteur américain, Andrew Craig Brunson.
Dans un entretien accordé, vendredi, au correspondant de l'Agence Anadolu (AA), le responsable turc a indiqué que les informations qui font état d'un tel accord ne reflètent en rien la réalité.
"Les informations selon lesquelles, la Turquie et les États-Unis auraient trouvé un accord sur la libération d'Ebru Ozkan, détenue en Israël sur la base d'accusations fictives de terrorisme, en contrepartie de la libération du pasteur américain Brunson, sont totalement infondées", a-t-il insisté, avant d'assurer que le gouvernement turc n'avait nullement l'intention de s'immiscer dans une procédure judiciaire.
Les médias américains avaient prétendu que la libération par la Turquie du pasteur Brunson était intervenue au terme d'un arrangement conclu avec les autorités américaines pour la libération de la citoyenne turque Ebru Ozkan, accusée de terrorisme et incarcérée en Israël.
Ebru Ozkan avait été interpellée le 11 juin par les autorités israéliennes à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv alors qu'elle souhaitait rentrer en Turquie de retour d'un séjour à Jérusalem. Incarcérée pendant un mois, elle fut libérée dans la nuit du 11 juillet par un tribunal militaire israélien devant lequel elle comparaissait.
La Justice turque a ordonné l’assignation à résidence du pasteur américain, Brunson, interpellé le 9 décembre 2016, poursuivi pour ses liens présumés avec les organisations terroristes FETO et PKK et pour "espionnage".
Le parquet d’Izmir (Ouest de la Turquie) a requis contre l’accusé une peine de prison pouvant aller jusqu’à 35 ans.
Le président américain, Donald Trump et son vice, Mike Pence ont menacé la Turquie de sanctions, jeudi, si elle ne libère pas Brunson immédiatement. Les responsables turcs ont vivement réagi aux menaces.