AA / Addis Abeba - Le Caire / Abdou Abdelkérim – Islam Messaad
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a souligné que le fleuve du Nil "ne divisera pas les Egyptiens et les Ethiopiens".
Le président égyptien s’exprimait, mercredi après-midi, du haut de la tribune du Parlement éthiopien, à la clôture d’une visite officielle en Ethiopie.
"Le fleuve, dont l’eau coule tel du sang dans les veines des Egyptiens et des Ethiopiens, qui demeureront à jamais frères, ne sera pas une origine de divergence et ne pourra aucunement affecter les liens solides qui nous unissent. Le fleuve ne nous divisera point", a-t-il lancé.
Applaudi par députés, al-Sissi a ajouté : "Ma confiance est totale à ce que le Premier ministre éthiopien Haile Mariam Dessalegn s’emploie avec mon concours à raffermir les liens bilatéraux et à les promouvoir dans tous les secteurs".
"Aucune partie ne doit édifier son avenir au détriment de l’autre. L’Ethiopie est en droit d'aspirer au développement de même que les Egyptiens ont le droit de vivre au bord du Nil, origine et source de vie pour 90 millions d’Egyptiens, au milieu d’un désert aride", a encore dit al-Sissi.
"L’Egypte et l’Ethiopie n’ont d’autres choix, en tant que deux pôles, que d’œuvrer en commun au service de l’Afrique", a ajouté le président égyptien, appelant à "relever les plus grands défis auxquels la région fait face, tout particulièrement, le terrorisme".
Abdel Fattah al-Sissi a appelé, également, à "ouvrir une nouvelle page des relations égypto-éthiopiennes".
Le discours d'al-Sissi a été prononcé en présence du Premier ministre éthiopien Haile Mariam Dessalegn, du président du parlement et des diplomates accrédités à Addis-Abeba.
Les présidents égyptien, et soudanais, Omar Hassan al-Bachir, et le Premier ministre éthiopien avaient signé, lundi, à Khartoum un "accord de principes relatif au barrage de la Renaissance" construit par l'Ethiopie.