AA/ Bagdad/ Aref Youssef
Le premier ministre irakien sortant, Nouri al-Maliki, a affirmé, mercredi «Nous ne tolérerons pas qu'Erbil (capitale du district du Nord de l’Irak) se transforme en un siège de commandement du groupe EIIL et de ses collaborateurs parmi les débris du parti Baas et du réseau Al-Qaida ».
Dans une allocution télévisée, al-Maliki a soutenu: « Les armes et les terres qui ont été saisies seront restituées, de même ceux qui sont retourneront chez eux», faisant allusion aux forces peshmergas (armée du district du Nord) qui se sont emparées de plusieurs zones dont le statut est controversé.
Après la débandade de l’armée irakienne, les forces peshmergas ont réussi à prendre le contrôle de certaines zones faisant objet de différend entre Bagdad et Erbil, notamment la ville pétrolière de Kirkouk qui s’apprête à organiser un référendum pour son annexion au district du Nord de l’Irak.
Par ailleurs, Al-Maliki a accusé « les partenaires de l’opération politique » d’oeuvrer pour « alimenter le sectarisme et l'exclusion entre les enfants de la patrie ».
"Les parties extérieures et intérieures qui ont participé à ce complot et à la tromperie ont été identifiées", a-t-il ajouté, « et cela ne passera pas sans jugement, Affirmant encore: « Nous ne renoncerons pas à l’unité de l’Irak ».
Depuis le 12 juin dernier, des groupes sunnites conduits par l’Organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) contrôlent de vastes régions dans le Nord et l’Ouest de l’Irak ainsi que dans plusieurs régions dans le Nord et l’Est de la Syrie voisine.
Alors que les leaders sunnites considèrent ces mouvements comme une «révolution populaire sunnite contre le gouvernement sectaire (chiite)», les autorités les qualifient "d'attaques terroristes".