Nur Asena GÜLSOY
02 Mai 2016•Mise à jour: 03 Mai 2016
AA – Ankara – Nur Gülsoy
Depuis le mois de janvier 2016, 49 attentats-suicides ou par véhicules piégés ont été déjoués en Turquie, a annoncé, lundi, le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus.
Le vice-Premier ministre animait une conférence de presse après la réunion du Conseil des ministres présidée par le chef de l'Etat, Recep Tayyip Erdogan, lundi, au palais présidentiel à Ankara.
Numan Kurtulmus s'est d'abord félicité de la célébration "en paix et sans encombre" de la Fête du Travail, dimanche 1er mai.
Commentant la lutte antiterroriste engagée en Turquie, il a annoncé que depuis le mois de janvier, "85 attaques avaient été déjouées grâce aux renseignements obtenus", dont 49 d'entre elles étaient des projets d'attentats-suicides ou par véhicules piégés".
"Avoir anticipé ces attaques montre le dispositif exceptionnel mis en place par la Turquie pour lutter contre le terrorisme", a lancé Kurtulmus.
Le vice-Premier ministre s'est réjoui du retour des habitants qui ont été quitté ou qui ont été déplacés des provinces et districts du Sud-est durant les opérations de lutte contre l'organisation terroriste séparatiste du PKK.
«Nous observons que les autres habitants y retourneront aussi au fur et à mesure que les opérations sont achevées», a-t-il ajouté.
Interrogé sur les disputes entre les députés membres de la Commission parlementaire sur la Constitution, Kurtulmus a déclaré que "le travail de la commission se poursuivront malgré tout".
«Ces images de disputes ne sont pas dignes du Parlement turc, a-t-il affirmé.
"Mais que personne ne pense que ces images inciteront le gouvernement à retirer la proposition d'amendement constitutionnel pour la suppression de l'immunité parlementaire de certains députés. Les dossiers de la levée de l'immunité seront présentés au Parlement malgré tout», a-t-lâché.
Kurtulmus a abordé, ensuite, la question des préparatifs entamés par la Turquie pour obtenir la suppression de l'obligation de visa imposé aux ressortissants Turcs pour pouvoir accéder à la zone Schengen.
Il a dit à ce propos : «Nous sommes un gouvernement de réformes. J'estime que les responsables de l'Union européenne (UE) remarqueront les efforts consentis par le Parlement en vue de mettre en œuvre les réformes envisagées [qui sont les conditions préalables à la suppression des visas]".
"C'est possible que certains dirigeants ne soient pas satisfaits. La Turquie n'est pas tenue de satisfaire chaque demande. J'espère qu'on ne nous présentera pas d'excuses [pour réfuter]", a-t-il poursuivi.
La Turquie et l'UE coopèrent dans la lutte contre la migration illégale à travers la mer Egée.
Les deux parties avaient convenu, le 29 novembre dernier, au cours d’un Sommet à Bruxelles d’un accord portant suppression par l’Union du visa imposé aux ressortissants turcs, en octobre 2016, en contrepartie de la réadmission, par la Turquie des migrants qui se sont rendus dans les pays de l’UE à partir de son territoire.
Cependant, le Premier ministre Ahmet Davutoglu avait demandé, par la suite, la levée du visa à la fin du mois de juin prochain.